Mairie de Saint-Saulve

146 rue Jean Jaurès
59880 Saint-Saulve
Tél : 03 27 14 84 00
Fax : 03 27 14 84 49
e-mail :
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Superficie :  1 204 ha
11 354 habitants
APE : 751 A
SIRET : 215 905 449 000 17
Code INSEE : 544
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Marché hebdomadaire :
MARDI MATIN
Av. Charles de Gaulle

Sur les afficheurs...

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Après-midi dansante
animée par
Antho & Alexis Passion

Dimanche 8/10
dès 14h30
Salle des Fêtes

Org.
Association "Le Village"

Rens./Réservations :
06 66 71 80 47

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INSCRIPTIONS
à la 23e campagne
des RESTOS DU COEUR

Jeudi 19/10 de 9h à 12h
Mardi 24/10 de 9h à 12h
Jeudi 26/10 de 14h à 17h

Salle des Fêtes

N'oubliez pas de vous
munir des originaux de
vos justificatifs d'identité,
de revenus et de charges.

Début de la campagne :
Jeudi 23 novembre,
Salle annexe de
la Salle des Fêtes
(côté parking).

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VIDE DRESSING
organisé
par l'association
Glam'Dance

Samedi 14 &
Dimanche 15/10
de 9h à 17h
Salle du Bosquet

INSCRIPTIONS :
Samedi 7/10
de 15h à 18h
Salle du Bosquet

Renseignements :
06 65 24 64 54

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Kiosque & divers

Calendrier des Fêtes 2017

SAINT-SAULVE À LA VEILLE DE LA RÉVOLUTION

  Les Archives Municipales de Valenciennes possèdent deux relevés d’impôts payés en 1789 par la communauté villageoise de Saint-Saulve (A.M.V. I.I.29). Ces documents, complétés par le Cahier de doléances (Bibliothèque Municipale de Valenciennes) et le plan (A.M.V. I.I.230) établi en 1782 à la demande de Monsieur Wéry lors d’un procès l’opposant à ladite communauté, permettent d’approcher la vie de Saint-Saulve à la veille de la Révolution.

  Saint-Saulve s’étend actuellement sur 1204 hectares, superficie sans doute voisine de celle qu’il avait à la fin du 18e siècle, puisqu’alors, d’après les calculs faits à partir des registres des impôts, la surface exploitée était de 4728 mencaudées, soit 1087 hectares (lamencaudée de Valenciennes est de 22,98 ares), auxquels il faut ajouter la surface ccupée par les chemins, les habitations et l’abbaye. La population comprenait en 1789, nous dit le Cahier de doléances, 846 habitants répartis en 162 feux. L’un des registres étudiés est relatif à plusieurs impôts : il comprend tout d’abord les  sommes versées pour la capitation et la taille.

  Nous constatons ainsi que l’abbé et l’abbaye ne paient pas la taille, puisque le Clergé est un ordre privilégié. Ils ne paient pas non plus la capitation, impôt établi en 1695 pour toute la population, mais dont l’Église avait vite été dispensée. Une autre personne ne paie ni capitation ni taille, c’est la veuve François Senez qui occupe une maison bordée par une demi-mencaudée de jardin. Serait-elle une parente (la mère ?) du curé de la paroisse, Jean-Baptiste Senez ? On ne trouve la trace de ce prêtre dans aucun des deux registres étudiés (il devait être aussi, comme ecclésiastique, dispensé de payer taille et capitation). Certaines personnes ne paient pas de capitation à Saint-Saulve. Il en est ainsi des exploitants de terres sises à Saint-Saulve, lorsqu’ils résident ailleurs, comme le montrent certaines précisions : «Joseph Brasseur, de Marly, pour 11 mencaudées de terre...», «Monsieur Levesque, d’Estreux, pour 6 mencaudées de prairies de l’abbaye de Saint-Jean...» Ils sont, en tout, 73 qui possèdent ou exploitent 312 mencaudées de prairies et 547 mencaudées de terres labourables ; parmi ces propriétaires, il faut citer la «Compagnie des fosses au charbon d’Anzin», qui possède 30 mencaudées de prairies.

  Ne paient pas non plus cette capitation 13 personnes qui sont, semble-t-il, encore étrangères au village, mais propriétaires à Saint-Saulve d’une «résidence secondaire». On relève en particulier quelques noms désignés avec beaucoup de considération : Monsieur le Juste, Mademoiselle du Moulain, Monsieur Moreau, Monsieur Chavin, Monsieur Waroquet, Mademoiselle Rousseau, Madame de Verely, Monsieur Wéry et Monsieur Hégot... Douze personnes ne paient que la capitation : deux veuves, une demoiselle et neuf hommes ; peut-être partagent-ils chacun la maison d’une famille qui paie déjà les autres impôts ?

  Le registre comprend aussi «l’aide ordinaire, les vingtièmes, feux et cheminées», vieux impôts locaux perçus sur les maisons, les bestiaux, les terres exploitées (Henri CAFFIAUX, Essai sur le régime économique, financier et industriel du Hainaut après son incorporatin à la France). C’est ainsi que nous trouvons, pour chaque villageois cité comme chef de famille, la description de ce qu’il exploite (superficie totale et répartition en terres labourables, prairies et jardins), du bétail qu’il possède (chevaux, vaches et moutons). On constate que les impôts les plus faibles – comprenant cependant chacune des trois rubriques mentionnées : feux, capitation et taille - sont payés par 34 personnes : ces familles pauvres représentent 21 % des feux cités pour la paroisse, et paient chacune 1 livre, 19 sous, 9 deniers lorsque le chef de famille est un homme, 1 livre, 10 sous lorsque c’est une veuve, pour laquelle la capitation et la taille sont réduites de moitié. Les impôts les plus élevés (375 livres, 9 sous, 9 deniers) sont demandés à la veuve Pierre François Joseph Hornez pour une ferme, 194 mencaudées de prairies et jardins, 217 mencaudées de terres labourables (soit, en tout, 94,5 hectares), et un cheptel de 8 chevaux, 7 vaches et 46 moutons.

  Nous connaissons donc par ce registre l’étendue des exploitations agricoles : en dehors de l’abbaye qui exploite directement 397,5 mencaudées (338 de terres labourables et 59,5 de prairies), soit 91 hectares, mais à propos de laquelle aucun autre renseignement ne nous est fourni, nous pouvons classer ainsi les exploitations :

  • 3 comprennent plus de 300 mencaudées (soit plus de 70 ha) ;
  • 1 a entre 200 et 300 mencaudées (entre 45 et 70 ha) ;
  • 9 ont entre 100 et 200 mencaudées (entre 23 et 45 ha) ;
  • 3 ont entre 50 et 100 mencaudées (entre 11 et 23 ha) ;
  • 5 ont entre 20 et 50 mencaudées (entre 4,6 et 11 ha) ;
  • 16 ont entre 10 et 20 mencaudées (entre 2,2 et 4,6 ha) ;
  • 30 ont entre 5 et 10 mencaudées (entre 1,1 et 2,2 ha) ;
  • 40 ont entre 1 et 5 mencaudées (entre 0,22 et 1,1 ha) ;
  • 29 ont moins d’1 mencaudée (soit moins de 0,22 ha).

  C’est le deuxième registre d’imposition qui nous permet d’avoir quelques renseignements sur la propriété des terres, des fermes et des maisons : ce cahier concerne, nous est-il dit en introduction, l’impôt du vingtième «en conformité avec l’Édit du mois de février 1780 portant prorogation dudit 20ème pour être payé sur tous les biens de la paroisse, privilégiés et non privilégiés autres que les biens des princes de sang et de l’ordre de Malte et hôpitaux et biens des pauvres et de charité.»

  Ce registre permet de constater l’importance de la propriété ecclésiastique sur le terroir du village : 1392,75 mencaudées (890,75 de terres labourables et 502 de prairies). L’abbaye de Saint-Saulve est la plus grande propriétaire puisqu’elle possède, outre les 397,5 mencaudées qu’elle exploite directement, 36,75 mencaudées de prés et 18 mencaudées de terres labourables qu’elle loue à sept exploitants. Le béguinage Sainte-Elisabeth de Valenciennes est le second propriétaire en importance : une cense, 289 mencaudées de terres et de prairies exploitées par Pierre Dayez, mais aussi 3,75 mencaudées de prairies et 17,75 mencaudées de terres louées à deux autres personnes. Les Dames de Beaumont possèdent 141 mencaudées dont 124,5 louées à une seule personne, la veuve Simon Bonte, le reste exploité par quatre personnes. Vient ensuite l’église Saint-Nicolas, propriétaire de 81,5 mencaudées dont 79 exploitées par Thomas Hornez. L’abbaye Saint-Jean, les Chartreux, le Collège possèdent à Saint-Saulve environ 60 mencaudées pour chaque institution. A côté de ces établissements valenciennois, il faut citer l’abbaye du Val des Écoliers à Mons et l’abbaye d’Anchin qui possèdent aussi 64 mencaudées pour la première et 60 pour la seconde.

  On constate aussi que ces propriétés sont peu morcelées : 45 mencaudées de prairies de l’abbaye de Saint-Jean sont louées par Monsieur Bronsart, brasseur ; 55 mencaudées du Collège constituent l’exploitation de Jean-Baptiste Derviau ; Monsieur Laplace et Monsieur Crépy se partagent les 60 mencaudées de l’abbaye d’Anchin ; c’est Monsieur Mabille, de Marly, qui exploite les 62 mencaudées des Chartreux, tandis que les 64 mencaudées de l’abbaye du Val forment l’essentiel de l’exploitation de Thomas Haussy. Les autres propriétés ecclésiastiques sont moins importantes et plus morcelées. Certaines appartiennent à des communautés valenciennoises : 25 mencaudées aux Pauvres Prêtres, 14 aux chanoines de Saint-Géry, 6 aux Pères Carmes, 6 encore aux Brigittines ; mais il existe aussi des propriétés relevant de l’abbaye de Vicoigne (14,5 mencaudées), de l’abbaye de Crespin (8,95), du Chapitre de Cambrai (3,5), de l’église de Vicq (1,25) et de la cure de Sémeries (20).

  En comparant les deux registres, nous avons constaté que les exploitations soumises aux impôts locaux étaient parfois beaucoup plus étendues que les terres affectées de l’impôt du vingtième. Nous en avons conclu que la différence représentait les «biens des hôpitaux et œuvres de charité», exemptés justement de ce dernier impôt. Les œuvres charitables et hospitalières possédaient donc à Saint-Saulve 1300 mencaudées (998 de terres et 302 de prairies). Aucun renseignement ne nous est donné, dans ces registres de 1789, sur la répartition de ces terres.

  Mais les Archives Départementales du Nord possèdent, sous la cote C 14172, un relevé d’impôt de 1749 concernant Saint-Saulve. Ce registre concerne le Dixième décidé par le roi en 1741. Cet impôt devait porter sur «tous les biens, de quelque nature qu’ils soient» et devait être payé «par tous, privilégiés ou non, ecclésiastiques, confréries et hôpitaux». Cette tentative de réforme fiscale provoqua rapidement protestations et réductions diverses, mais le registre de 1749 concerne bien tous les «foyers fiscaux» du village, et permet ainsi de connaître les biens des hôpitaux et œuvres de charité, qui occupaient alors certainement une superficie comparable à celle qui fut calculée pour 1789.

  Nous constatons ainsi que l’Hôtel-Dieu est un propriétaire particulièrement important, possédant alors 349 mencaudées de terres labourables confiées à trois censiers : Antoine Stiévenard en exploite 147, Thomas Malar 144, et Paul Eve 58 ; les 28 mencaudées de prairies de l’Hôtel-Dieu sont partagées entre Antoine Stiévenard et trois autres exploitants. Les 160 mencaudées de terres appartenant aux «Pauvres de Saint-Saulve» sont mises en valeur par Jean Gilbert, qui exploite aussi les 22 mencaudées appartenant à l’Hôtellerie. L’Aumône Générale est propriétaire de 176 mencaudées de terres partagées entre cinq exploitants, et les Chevaliers de Malte possèdent 123 mencaudées de terres et prairies mis en valeur par plusieurs exploitants. Ce registre de 1749 indique aussi qu’un certain Piérard tient à ferme du Cantuaire d’Avesnes une maison, ainsi que 110 mencaudées de prairies et 176 de terres labourables (un cantuaire était alors un bénéfice conféré à des ecclésiastiques, les assujétissant à divers exercices religieux.) Le plan de 1782 porte mention, dans le quartier du Marais, de cette cense dont nous n’avons aucune mention dans les registres d’impôts de 1789.

  Si la propriété ecclésiastique et charitable est très importante à Saint-Saulve (57 % des terres du village), il existe aussi des propriétés laïques étendues appartenant à des familles sans doute importantes de la région : «Monsieur Wéry, chevalier, seigneur de Rompy», comme dit le plan de 1782, possède à Saint-Saulve une maison entourée de 20 mencaudées de bois et jardins, et loue à cinq exploitants 102,5 mencaudées de terres. Monsieur Marchand possède la ferme qu’habite Thomas Hornez, et 49 des 152,5 mencaudées que comprend cette cense. Quelques autres propriétaires sont possesseurs de terres assez étendues : Monsieur de Saint-Vaast loue ses 50 mencaudées de terre à Élie Stiévenard, Monsieur Cambier ses 40 mencaudées à Jean-Baptiste Hornez ; Monsieur Duquenne a des terres plus dispersées : 55 mencaudées réparties entre dix exploitants, et Monsieur Mustelier possède 75 mencaudées louées à quatre personnes. On trouve aussi pour des propriétés moins importantes les noms de Messieurs Crendal de Dainville, Lelong de Meaux, Ducornaix de Cayenbourg, et du comte de Rodoaume.

  Cinquante-trois chefs de famille sont propriétaires de leur maison, du petit jardin qui la borde et de quelques terres : Jean-Baptiste Laurent paie des impôts pour sa maison et une mencaudée de jardin, Maximilien Mesureur pour sa maison, deux mencaudées de jardin et deux mencaudées de terre... et ces lopins constituent toute leur exploitation. Mais dans les autres cas, si l’exploitant possède le plus souvent sa maison et quelques terres, il loue le reste à des propriétaires parfois très nombreux : on voit ainsi Jean-François Jacqmarq, propriétaire de sa maison et de trois quarts de mencaudée de jardin, louer six mencaudées de terre à deux propriétaires.

  La diversité de la propriété est très marquée pour les grosses censes : Henri Dhaussy habite sa propre maison et exploite 112 mencaudées ; il en possède 16,25 et loue le reste à onze propriétaires différents. Élie Stiévenard possède sa ferme, quatre mencaudées de jardin et 35 de terres et prairies ; il est aussi locataire de 103 mencaudées venant de cinq propriétaires différents et de 168 mencaudées «biens des hôpitaux ou des pauvres». Nicolas Stiévenard possède sa maison, 9 mencaudées de prairies, jardins et terres labourables, mais exploite aussi 152 mencaudées des œuvres hospitalières et charitables. La veuve Pierre-Joseph Dhaussy est propriétaire de sa maison, de deux mencaudées de jardin, 22,5 mencaudées de terres, et loue 124 mencaudées à douze propriétaires différents...

  Deux gros propriétaires seulement habitent une ferme qui ne leur appartient pas : Thomas Hornez est locataire de la ferme et de 49 mencaudées de Monsieur Marchand, mais exploite aussi 31,5 mencaudées qu’il possède et 92 mencaudées louées à six propriétaires différents ; Pierre Dayez est le fermier de la cense du Béguinage avec ses 289 mencaudées de terres et prairies, mais il exploite en plus 21 mencaudées de terres d’oeuvres hospitalières ou charitables, et 1,5 mencaudée lui appartenant.

  Tous ces « censiers» ont un cheptel important : de cinq à onze chevaux, de quatre à vingt et une vaches. Pierre Dayez, dont l’exploitation est surtout composée de prairies, fait un important élevage bovin : vingt et une vaches, mais il n’a que six chevaux, tandis qu’Élie Stiévenard, pour la même surface exploitée, mais composée ici à 90% de terres labourables, dispose de onze chevaux, et n’a que six vaches. La veuve P. F. Hornez et Joseph Delvallée possèdent chacun, en plus de leurs quelques vaches, un troupeau d’une cinquantaine de moutons. Cinquante-trois petits exploitants, qui ne disposent que de quelques mencaudées de terres et de prairies, ont une ou deux vaches, mais pas de cheval.

  À la lecture de ces registres d’impôts, on est frappé par l’importante étendue consacrée au jardinage : 213 mencaudées sont mentionnées comme jardins, et il faut encore y ajouter une partie des surfaces marquées «prairies et jardins». L’activité maraîchère était donc déjà importante dans ce village qui sera célèbre ensuite dans la région pour la production de ses choux et autres légumes. Ce jardinage se fait le plus souvent dans des micro-exploitations : sur quatre-vingt-seize mentions de jardins, quarante concernent des étendues inférieures à une mencaudée, et cinquante des superficies sont comprises entre une et cinq mencaudées ; mais le jardinage est aussi présent sur quelques étendues plus grandes : l’exploitation la plus importante consacrée au jardinage est celle de Jean-Philippe Baudoin (55 mencaudées), et il existe encore cinq exploitations ayant entre cinq et vingt mencaudées de jardin.

  On peut supposer que de nombreux Saint-Saulviens sont, en 1789, employés de façon permanente ou temporaire dans les grandes «censes», qui ont besoin d’une main-d’œuvre importante. Les registres ne nous donnent pas beaucoup d’indications sur les activités non agricoles exercées à Saint-Saulve. On note cependant deux forgerons qui sont en même temps exploitants agricoles : Pierre-Joseph Jacqmarcq sur 12,5 mencaudées avec l’élevage d’une vache, et Jerôme Jacqmarcq qui ne met en valeur qu’un jardin d’une demi-mencaudée, et une mencaudée de terre. Il y a un tailleur, Jacques Léopold Désert, qui exploite aussi 2,5 mencaudées de terres, et le clerc de la paroisse, Pierre-Joseph Sevrez, complète ses ressources par l’exploitation de 3,25 mencaudées de prairies et jardins et l’élevage de deux vaches. L’étude du plan établi en 1782 montre que le village se concentre entre le Vieil Escaut et l’actuelle rue Jean Jaurès, dans ce qui est alors appelé «Le Gros de Saint-Saulve», le long des rues qui sont devenues maintenant les rues Paul Vaillant-Couturier, Pasteur, Charles Giraud, Emile Zola, Henri Barbusse. C’est à l’emplacement de l’école Notre-Dame que se trouvait l’important enclos de l’abbaye, dont l’église voisinait l’église paroissiale et le cimetière. L’actuelle rue Henri Durre, alors appelée chemin de Condé, était bordée, face à l’abbaye, par plusieurs maisons et une cense occupées par des familles portant le même nom : Dhaussy. Plus loin, dans le quartier du Marais, il existait de nombreuses habitations, en particulier le long de la rue du Bas-Marais et à l’entrée de l’actuelle rue Victor Hornez. Le plan montre ce quartier parcouru par de nombreux fossés de drainage. C’est là encore que se trouvent les plus grosses censes à cour fermée par des bâtiments importants : censes Stiévenard, Hornez, du Béguinage. D’après le plan, les autres maisons sont souvent plus modestes ; beaucoup sont construites perpendiculairement à la rue, et sont entourées d’un jardin clos d’une haie. La chaussée de Valenciennes à Mons n’est bordée que de quelques maisons aux carrefours des rues Paul Vaillant-Couturier et Robespierre ; plus loin vers Onnaing, il existe de chaque côté de cette route deux ensembles de bâtiments suivis d’un jardin.

  Lorsque l’assemblée de la communauté villageoise, «convoquée au son de la cloche», se réunit, le 28 mars 1789, dans l’église paroissiale pour la rédaction du cahier de doléances, elle comprend, avec le «mayeur» du village, Nicolas-Élie Stiévenard, trente-six hommes «nés français, âgés de vingt-cinq ans et compris dans le rôle des impositions». Nicolas-Élie Stiévenard, censier important, est désigné pour aller représenter le village à l’assemblée de Valenciennes avec Jean-Baptiste Bouy, petit exploitant de 0,75 mencaudée de jardin lui appartenant et de 1,75 mencaudée de terre du collège. Parmi les doléances, à côté de remarques générales demandant l’égalité des trois Ordres lors des États généraux, l’égalité de tous devant l’impôt et protestant contre le mauvais usage de la dîme et l’existence de la commende des abbayes, le village présente des requêtes qui lui sont propres : il réitère une requête ancienne demandant «de voir construire en son enceinte un moulin à vent», demande de limiter la charge des voitures qui circulent sur la route de Valenciennes à Mons, car l’entretien de ce chemin est onéreux pour la communauté. Le village présente aussi des revendications à l’égard de Valenciennes qui fait payer des taxes trop élevées sur les grains et autres marchandises entrant sur son territoire.

  À côté de toutes ces remarques très sérieuses sur Saint-Saulve en 1789, il a paru intéressant d’étudier les prénoms portés par les villageois. Il est dommage qu’aucun prénom féminin ne soit mentionné (les veuves ne sont indiquées qu’avec le prénom de leur mari). Sur tous les prénoms masculins cités, Jean-Baptiste est celui qui revient le plus souvent, suivi de Jacques, Nicolas, Pierre, Joseph ; on constate aussi qu’il existe de très nombreux prénoms composés avec Joseph : Pierre-Joseph, Simon-Joseph, Jean-Joseph, Jacques-Joseph, Nicolas-Joseph, Philippe-Joseph, Martin-Joseph.

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Au menu

Mercredi 20 septembre

Salade fromagère

Goulash

Coquillettes
au beurre

Yaourt

Goûter

Jeudi 21 septembre

Pizza

Sauté de dinde
à la provençale
Haricots au beurre
persillés

Tartare ail et
fines herbes

Fruit

Vendredi 22 septembre

Oeuf dur
mayonnaise

Filet de sole
meunière
citronné
Poêlée de
légumes

Emmental

Fruit

Lundi 25 septembre

Céleri rémoulade

Omelette
Ratatouille

Leerdammer

Gâteau de semoule

Mardi 26 septembre

Salade d'endives

Jambon de
dinde grillé
Pommes
de terre rissolées

Vache qui rit

Yaourt

Mercredi 27 septembre

Salade exotique

Boeuf carottes,
pommes de terre

Chanteneige

Yaourt

Goûter

Jeudi 28 septembre

Taboulé

Sauté de veau
à la provençale
Haricots beurre

Tomme blanche

Fruit

Vendredi 29 septembre

Salade verte

Paupiette de
saumon
Céréales indiennes
Brunoise de
légumes

Roulé Rians

Yaourt

Lundi 2 octobre

Salade

Raviolis
au gratin

Gouda

Fruit

Mardi 3 octobre

Salade de tomates

Steak de boeuf
Semoule,
ratatouille niçoise

Yaourt

Mercredi 4 octobre

Courgettes râpées

Sauté de porc,
pommes au four

Chanteneige

Pâtisserie

Goûter

Jeudi 5 octobre

Carottes râpées

Navarin d'agneau
Poêlée de légumes
rustiques, pommes
de terre

Saint-Paulin

Yaourt

Vendredi 6 octobre

Salade verte

Tagliatelles
saumon, épinards

Mimolette

Yaourt

à la M.J.C