Mairie de Saint-Saulve

146 rue Jean Jaurès
59880 Saint-Saulve
Tél : 03 27 14 84 00
Fax : 03 27 14 84 49
e-mail :
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Superficie :  1 204 ha
11 354 habitants
APE : 751 A
SIRET : 215 905 449 000 17
Code INSEE : 544
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Marché hebdomadaire :
MARDI MATIN
Av. Charles de Gaulle

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Prochaine séance
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Lundi 27/11
à 19h

en Mairie

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Samedi 9 &
Dimanche 10/12
de 8h à 18h
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Org.
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Renseignements/
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Kiosque & divers

Calendrier des Fêtes 2017

L'ADMINISTRATION COMMUNALE : LES MAIRES DE SAINT-SAULVE

La société civile locale prend un nouveau visage en 1790 : la féodalité est abolie le 4 août 1789 et le décret de l’Assemblée Nationale du 14 décembre 1789 instaure des municipalités élues dans toutes les villes et villages du royaume. L’assemblée municipale désigne l’un des siens à sa tête, le Maire. Mais si ce fut le cas pour le premier maire connu de Saint-Saulve, ses successeurs du Consulat au Second Empire seront nommés par le Préfet du Nord. Depuis 1870, le Maire est élu par le Conseil municipal.

Nous allons voir ceux qui furent premiers magistrats de Saint-Saulve, le contexte politique national de leur mandat et l’histoire de la commune pendant leur administration.

1792. – Maximilien MALAR

Maire de Saint-Saulve en 1792.

Ménager. Né circa 1740 ; décédé à Saint-Saulve le 16 mai 1794. Épouse à Saint-Saulve le 16 juin 1772 Marie Amélie Ribeaucourt.

Le 2 décembre 1792, Maxi Malar, maire de Saint-Saulve, se transporte chez le citoyen Carondelet, curé de cette commune, à effet d’y fermer et arrêter le registre contenant les actes de baptêmes, mariages et sépultures … Les actes de l’Etat-civil sont alors rédigés par un officier public municipal1.

Les officiers publics seront successivement Pierre Joseph Quiévy (décembre 1792), Saulve Jean Lambert Pluchart (de décembre 1792 à octobre 1794) et Guillaume François Deschanvres (de novembre 1794 à février 1796).

En 1792, la France déclare la guerre à l’Autriche qui possède la Belgique. Le maréchal de Rochambeau qui commande l’armée établit son quartier général dans l’abbaye de Saint-Saulve. Ses troupes de réserve constituées de six escadrons et deux bataillons du 5e régiment avec quatre pièces d’artillerie campent sur Saint-Saulve d’où elles protègent la retraite des troupes françaises en déroute depuis Ath (avril 1792).

Le 19 août 1792, le général Dumouriez prend le commandement de l’armée du Nord et remporte le 6 novembre la bataille de Jemmapes.

Les villages de la banlieue de Valenciennes sont au centre des combats. En avril 1793, les trois quarts des habitations de Saint-Saulve sont brûlées.

Les armées coalisées sont aux portes de Valenciennes. Le général Dampierre, nouveau commandant en chef de l’armée du Nord, est tué le 9 mai 1793 dans la contre-attaque. Le général Ferrand va alors conduire la défense de Valenciennes assiégée. Les troupes autrichiennes campent de Saint-Saulve à Saultain et les batteries installées au moulin du Rôleur portent l’incendie et la mort dans les quartiers de Valenciennes. Au terme d’un siège de 87 jours dont 42 de bombardement, la ville se rend (28 juillet 1793).

Le Hainaut (français) passe ainsi sous administration autrichienne pendant un an.

En juillet-août 1794, les Français reprennent une à une les villes tenues par les Autrichiens : Mons, Tournai, Landrecies, Le Quesnoy, Valenciennes et Condé.

Le 1er septembre 1794, les représentants de la Convention, Lacoste et Briez, organisent la terreur à Valenciennes du 23 septembre au 13 décembre 1794. Le nombre des victimes, fusillées ou guillotinées, fut de soixante-sept, en majorité des prêtres et les dames Ursulines de Valenciennes.

De 1795 à 1800, les municipalités de commune laissent place aux administrations municipales cantonales ; les communes ne conservent qu’un agent municipal chargé d’appliquer les délibérations de l’administration cantonale, en l’occurrence pour Saint-Saulve, de l’administration municipale de Valenciennes.

1. Ce n’est que depuis 1800, que les maires de communes sont officiers de l’état civil chargés     de la rédaction des actes de l’état civil.

1794-1797. – Jean-Baptiste Joseph BOUY

Agent municipal de Saint-Saulve de mars 1796 à septembre 1797.

Arpenteur. Né à Raismes-Vicoigne le 3 mai 1746. Épouse à Bellaing le 20 juillet 1774 Jeanne Joseph Lévêque.

1797-1800. – Jean-Baptiste BASTIEN

Agent municipal de Saint-Saulve d’octobre 1797 à mai 1800.

Maire provisoire en juin 1800.

Ouvrier aux fosses, journalier. Né à Saint-Saulve le 19 mai 1754 ; décédé à Saint-Saulve le 24 octobre 1840. Épouse le 3 novembre 1779 Marie Thérèse Joseph Rachart.

Après son coup d’état du 18 brumaire an VIII, Napoléon Bonaparte promulgue la Constitution de l’an VIII qui réorganise, entre autres, l’administration municipale.

Le 17 juillet 1800, le préfet du Nord, Joubert, nomme : Jean François Joseph Wéry, maire de Saint-Saulve, et Jean-Baptiste Bouy, adjoint de la commune de Saint-Saulve ; les conseillers municipaux, également nommés par Joubert, entrent en fonction le 14 septembre 1800 : Henri Dhaussy, Jérosme Jacquemart, Joseph Lemoine, Jean-Baptiste Dayez, Henry Finet, Joseph Bisiaux, Pierre Joseph Dorchies, Nicolas Foucart, Hubert Tellier et Pierre Joseph Sevrez.

1800-1802. – Jean-François-Joseph WÉRY

Maire de Saint-Saulve du 17 juillet 1800 au 10 février 1802.

Écuyer, seigneur de Rompy, la Porquerie. Gendarme de la Garde du Roi ; officier de Cent Suisses de la Garde du Roi ; chevalier de Saint-Louis. Rayé de la liste des émigrés le 27 avril 1796 ; propriétaire. Né à Valenciennes, St-Géry, le 24 novembre 1754 ; décédé à Bourbourg le 14 novembre 1830.

Épousa à Mons, Ste-Waudru, le 16 avril 1792 (et civilement à Valenciennes le 19 février 1793) Mélanie de Caux de Blaquetot.

Jean-Baptiste Bouy fut adjoint au maire du 17 juillet 1800 au 22 novembre 1802.

1802-1813 – Isidore-Joseph DHAUSSY

Maire de Saint-Saulve du 10 février 1802 au 12 juillet 1813.

Propriétaire ; né à Saint-Saulve le 13 mai 1757 et y décédé le 14 août 1823. Célibataire.

Jean-Baptiste Boute fut adjoint au maire de 1802 à 1813.

Le 18 mai 18042, le Gouvernement de la République est confié à Napoléon Bonaparte, qui devient Empereur des Français.

Le 19 octobre 1805, le préfet du Nord, Christophe Dieudonné3, en tournée dans le Valenciennois4, meurt à Saint-Saulve, chez Mr Bonviez. «Ses vertus civiques l’avaient rendu cher à tous ses compatriotes5 Il est enterré dans le cimetière Saint-Roch de Valenciennes le 21 octobre.

2. Sénatus-consulte organique du 28 floréal an XII. Article Premier.

3. Christophe Dieudonné (1757-1805), officier de la Légion d’honneur, membre du Tribunat, a été nommé préfet du Nord le 3 pluviôse an IX (23 janvier 1801). Le siège de la préfecture du Nord est à Douai depuis 1790 ; le chef lieu du département ne sera transféré à Lille qu’en 1804.

4. Dès 1803, le préfet Dieudonné remet en activité le Mont-de-Piété établi à Valenciennes.

5. C’est Dieudonné qui confie à Sébastien Bottin (1764-1853), secrétaire général de la préfecture du Nord de 1802 à 1815, la description statistique du département du Nord. Sébastien Bottin a donné son nom aux annuaires statistiques.

1813-1847. – François-Joseph MOREAU

Maire de Saint-Saulve du 12 juillet 1813 au 24 octobre 1847.

Cultivateur et marchand brasseur ; né à Onnaing le 15 mars 1778, décédé à Saint-Saulve (qu’il habitait depuis 1800) le 24 octobre 1847. Épouse à Saint-Saulve le 9 juin 1808 Marie Philippe Hÿacinthe Joseph Stiévenard.

Le 12 juillet 1813, Jean-Baptiste-Joseph-Dominique de Croeser, membre du collège électoral du département du Nord et maire de la commune de Beuvrages, procède à l’installation de Moreau (François-Joseph) aux fonctions de Maire (de la commune de Saint-Saulve) et de Boute (Jean-Baptiste) aux fonctions d’adjoint au maire, après qu’ils aient prêté le serment prescrit pas le sénatus consulte du 18 floréal an XII, de la manière suivante : «Je Jure obéissance aux constitutions de l’Empire et fidélité à l’Empereur

Les adjoints municipaux de François-Joseph Moreau furent successivement : Jean-Baptiste Boute (1813-1816), Henri Dhaussy (1816-1820) et Désiré-Constant-Joseph Durieux (1820-1847).

L’empereur Napoléon est battu à Waterloo.

Les coalisés occupent le Nord de 1816 à 1818. Les troupes alliées font leur entrée dans Valenciennes. Saint-Saulve reçoit sa part de soldats : un régiment de cosaques y cantonne. La commune de Saint-Saulve doit livrer des bâtiments destinés à loger les hommes ainsi que des écuries et des magasins.

L’action modératrice de François Moreau permit au village de ne pas être imposé davantage par les occupants.

François Moreau fut maire pendant 34 ans : nommé sous Napoléon Ier, il reste maire sous les règnes de Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe Ier.

En 1847, M. Lécuyer, alors président du Tribunal civil de Valenciennes, prononça, sur sa tombe, l’hommage suivant :

«Malgré le peu de ressources de sa commune, il fit de grandes améliorations. Elle lui doit des plantations productives, des chemins pavés, la restauration et l’agrandissement de son église6, une mairie et la création de deux écoles pour les différents sexes

6. Cet édifice était situé place Maillard et précédait l’église, construite ailleurs en 1865. L’espace Athéna occupe maintenant son emplacement.

1847-1848. – Désiré-Constant-Joseph-Gérard DURIEUX

Adjoint faisant les fonctions de maire par intérim du 24 octobre 1847 au 27 mars 1848.

Propriétaire et fermier. Né à Saint-Saulve le 28 juillet 1778 ; y décédé le 23 novembre 1862. Épouse en premières noces à Saint-Saulve le 24 février 1813 Marie-Anne-Louise Thiétard ; et en secondes noces à Saint-Saulve le 23 novembre 1825 Scholastique Joseph Collet.

Le 24 février 1848, le roi Louis-Philippe abdique. Dès le lendemain, un Gouvernement provisoire proclame la République, institue le suffrage universel et proclame le droit au travail. La Constitution de novembre 1848 confie le pouvoir exécutif à un Président de la République, élu pour quatre ans et non rééligible. Le 10 décembre 1848, le prince Louis-Napoléon Bonaparte, neveu de l’empereur Napoléon 1er, est élu par une majorité écrasante.

Aux élections législatives de mai 1849, le parti de l’ordre obtient une majorité imposante. L’Assemblée et le Président ont des intérêts divergents : la première veut rétablir la royauté et le second l’empire. Le Prince-président l’emporte avec le coup d’état du 2 décembre 1851. Le plébiscite du 21 décembre lui confie le pouvoir pour dix ans et l’autorise à promulguer une nouvelle Constitution. Le 2 décembre 1852, Louis-Napoléon est proclamé Empereur héréditaire des Français et prend le nom de Napoléon III.

1848. – Théophile-Désiré MOREAU

Président de la Commission municipale provisoire du 27 mars au 27 août 1848.

Fabricant de chicorée ; capitaine des pompiers depuis 1850. Né à Onnaing le 18 octobre 1805, décédé à Saint-Saulve le 12 août 1858. Épouse à Saint-Saulve le 22 septembre 1830 Augustine Joseph Rosalie Moreau, fille de François-Joseph Moreau, maire de Saint-Saulve de 1813 à 1847.

1848-1858. – François-Joseph MOREAU

Maire de Saint-Saulve du 27 août 1848 au 13 avril 1858.

Né à Saint-Saulve le 25 décembre 1801, y décédé le 13 avril 1858. Épouse à Saint-Saulve le 4 septembre 1822 Rosalie Joseph Theillier.

Fils de François-Joseph Moreau, maire de Saint-Saulve de 1813 à 1847.

Propriétaire, conseiller général.

L’adjoint municipal, sous le majorat de François Moreau, fut Désiré Durieux.

1858. – Désiré-Constant-Joseph-Gérard DURIEUX (ci haut 1847-1848)

Adjoint faisant les fonctions de maire par intérim du 13 avril au 12 août 1858.

1858-1870. – Philippe-Joseph LÉCUYER

Maire du 12 août 1858 au 13 septembre 1870. Voir à 1874.

Né à Neuville-Avesnes (Neuville-lez-Salesches) le 26 juin 1788, décédé au château de Roucou à Saint-Saulve (qu’il habitait depuis longtemps) le 1er février 1880.

Avocat (1813), substitut du Procureur au tribunal civil de Valenciennes (1827), y fut juge (1827), juge d’instruction (1827), président (1833) et président honoraire (1858), Conseiller général du Nord. Était chevalier de la Légion d’Honneur (1845) ainsi que chevalier de l’ordre de Léopold de Belgique (1858). Époux de Pauline Françoise Dubois.

Les adjoints municipaux, sous le majorat de Philippe Lécuyer, furent Désiré Durieux (1860-1862) et Jérôme- Maximilien-François Jacqmarcq (1862-1870).

La désastreuse guerre de 1870 contre la Prusse sera à l’origine de la IIIe République. Après la capture de Napoléon III à Sedan, Gambetta obtient sans difficulté la déchéance de l’Empire. La nouvelle Assemblée Nationale, élue le 9 février 1871, mandate Thiers pour conclure un armistice dès le 26 février.

En 1875, l’amendement Wallon7 marque la première étape de l’élaboration des lois constitutionnelles qui consolident le régime républicain.

7. Henri Wallon (1812-1904), historien et homme politique, est né à Valenciennes. C’est sur sa   proposition que l’Assemblée Nationale, largement monarchiste, vote à Versailles le 30 janvier 1875, par 353 voix contre 352, un texte constitutionnel de quelques lignes : Le Président de la République est élu à la majorité absolue des suffrages par le Sénat et la Chambre des Députés réunis en Assemblée Nationale. Il est nommé pour sept ans ; il est rééligible.

1870. – Jean Édouard HAMOIR

Maire élu le 13 septembre 1870 par le conseil municipal. Reste en exercice quelques jours jusqu’à la mise en place de la commission municipale provisoire. Ensuite Maire du 7 mai 1871 au 23 mars 1873. L’adjoint au maire élu le 13 septembre 1870 fut Jérôme Jacqmarcq, fabricant de produits chimiques.

1870-1871. – Victor Jules Louis DUREL

Président de la Commission municipale provisoire le 24 septembre 1870.

Propriétaire, distillateur ; né à Valenciennes le 26 octobre 1810, décédé à Saint-Saulve le 27 mai 1894. A été longtemps président de la musique de cette commune. Époux de Emilie Joséphine Douay.

1871-1873. – Jean Édouard HAMOIR

Maire de Saint-Saulve du 7 mai 1871 au 23 mars 1873. Industriel et banquier. Maire de Valenciennes de 1846 à 1848. Conseiller général du Nord. Né à Valenciennes le 23 juin 1810 et y décédé le 23 mars 1873. Époux de Mélanie Warocqué.

Fut agronome à la ferme de Rougeville. Saint-Saulve lui doit son église (1865), son presbytère (1865), l’asile Saint-Abel (1861), des écoles (1871), la rue Hamoir (1865), tout cela à ses frais.

Était chevalier de la Légion d’honneur (1866) et commandeur de Saint-Grégoire le Grand (1870).

L’adjoint au maire élu le 7 mai 1871 fut Théophile Durieux.

1873. – Théophile DURIEUX

Adjoint faisant les fonctions de maire le 23 mars 1873. Cultivateur. Né à Saint-Saulve le 19 février 1809 et décédé à Valenciennes le 19 février 1899. Épouse en premières noces à Saint-Saulve le 14 novembre 1838 Fidéline Joseph Stiévenartet en secondes noces à Valenciennes le 30 janvier 1856 Céline Esther Libert.

1874. – Philippe Joseph LÉCUYER (ci-haut 1862)

Maire le 26 mars 1874, préside la commission municipale nommée par le préfet du Nord.

Jacqmarcq Jérôme est l’Adjoint.

1874-1875. – Jérôme Maximilien François JACQMARCQ (voir 1875)

Adjoint faisant les fonctions de maire le 19 août 1874.

Adjoint au maire depuis 1862.

1875-1892. – Jérôme Maximilien François JACQMARCQ (ci-dessus 1874)

Maire du 4 février 1875 au 15 mai 1892.

Propriétaire, industriel (fabricant de produits chimiques), né à Saint-Saulve le 3 juin 1825, y décédé le 11 février 1909. Épouse à Saint-Saulve le 14 avril 1852 Corine Geneviève Caroline Bonnaire.

Les adjoints municipaux, sous le majorat de Jérôme Jacqmarcq, furent Désiré-Joseph Moreau (1875), Henri Joseph Clément Mustelier (1875-1881), Victor Fréville (1881) et Léonide Alglave (1881-1892).

Aux élections municipales de 1892, le parti conservateur est écarté au bénéfice du parti radical avec l’élection de la liste Cannac.

1892. – Joseph Amand Lucien CANNAC

Maire de Saint-Saulve du 15 mai au 23 novembre 1892.

Professeur de mathématiques au Lycée de Valenciennes (1876-1891), officier d’Académie ; né à Pont-de-Salars (Aveyron) le 3 mars 1842, décédé à Saint-Saulve le 23 novembre 1892. Épouse en 1ères noces à Valenciennes le 5 octobre 1870 Émilie Pauline Bebin et en 2èmes noces à Leyton, comté d’Essex, Angleterre, le 21 septembre 1880 Alice Rawlings.

Le 15 mai 1892, deux adjoints sont installés : Julien Place (1er adjoint) et Henri Delvallée (2e adjoint).

1892-1893. – Julien PLACE (voir 1893)

Adjoint faisant les fonctions de maire du 23 novembre 1892 au 8 janvier 1893.

1893-1906. – Julien PLACE

Maire de Saint-Saulve du 8 janvier 1893 au 8 septembre 1906 (démission)

Industriel (fabricant de pilous) à Valenciennes et à Saint-Saulve. Né à Valenciennes le 9 janvier 1851, décédé à Saint-Saulve le 31 août 1919. Épouse à Saint-Saulve le 22 septembre 1884 Jeanne Sophie Moreau. Président et fondateur de plusieurs sociétés locales, Julien Place obtient les titres d’officier d’Académie (1895) et d’officier de l’instruction publique (1903). Il finança de 1903 à 1904 la parution mensuelle du Journal de Saint-Saulve8.

Les adjoints, sous le majorat de Julien Place, furent : Alfred Masson, 1er adjoint (du 15 janvier 1893 au 23 septembre 1906) et Victor Hornez, 2e adjoint (du 17 mai 1896 au 23 septembre 1906).

Pendant cette période, l’administration communale a réalisé l’aménagement de la voirie, l’éclairage par le gaz, la construction d’un groupe scolaire et une école maternelle. Des monuments ont été érigés : à la tragédienne Duchesnois (1895) et aux Enfants de Saint-Saulve morts pour la Patrie (1897).

La coalition radicale-socialiste éclate en 1906 ; une nouvelle majorité, socialiste, se dégage et porte Victor Hornez au fauteuil de maire. Les querelles avec le clergé et les catholiques commencées sous le mandat de Hornez vont aller en s’exacerbant sous celui de Maillard, après le Première Guerre Mondiale.

8. C’est dans ce journal que nous avons retrouvé un Croquis à la plume de M. Julien PLACE, par Léon Delmotte : «Un homme qui supporte, sur ses épaules larges, une cinquantaine d’années ; des yeux très doux, légèrement rieurs, une figure ouverte, des cheveux blonds, avec quelque peu de neige, coupés militairement en brosse courte, un abord toujours sympathique  presque affectueux, tel est le Maire de Saint-Saulve...»

1906-1922. – Victor HORNEZ

Maire de Saint-Saulve du 23 septembre 1906 au 25 juin 1922.

Cultivateur. Né à Saint-Saulve le 30 novembre 1853, y décédé le 4 octobre 1926. Épouse à Saint-Saulve le 2 juin 1888 Sabine Victoria Bronsart.

Les adjoints, sous le majorat de Victor Hornez, furent :

1er adjoint : Alfred Masson (1906-1908) ; Jules Delroche (1908-1912) ; Léon Riche (1912-1919) ; Jules Prin (1919-1922) ;

2e adjoint : Désiré Mustelier (1906-1908) ; Léon Riche (1908-1912) ; Arthur Dubuisson (1912-1919) ; Louis Maillard (1919-1922).

Le 2 août 1914, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Les troupes anglaises qui refluent de Charleroi arrivent à Valenciennes le 22 août ; des soldats français, de retour du front, font halte sur la Grand-Place de Saint-Saulve et sont l’objet de l’attention de la population.

Mais dès le 25 août 1914, commence l’occupation allemande, avec ses réquisitions.

L’état-major allemand s’installe dans le château de la Rougeville et le Séminaire est transformé en lazaret. Déjà fortement imposée par les Allemands, la commune doit prendre en charge les évacués du front de l’Artois en 1915 : des habitants de Courrières sont hébergés au Séminaire.

Victor Hornez est arrêté par les Allemands en 1916. 11 novembre 1918. – Enfin l’armistice ! … La guerre se solde par 1.350.000 morts et des destructions matérielles considérables. Les victimes de la Grande Guerre à Saint-Saulve sont au nombre de 105 militaires et 28 civils.

1916. – Jean Nicolas WILHELM

Maire par intérim, du 12 novembre 1916 au 15 septembre 1918, nommé par la commission administrative chargée provisoirement d’administrer la commune de Saint-Saulve.

Représentant de commerce. Né à Loutzviller Schweyen (Moselle) le 8 janvier 1863, décédé à Saint-Saulve le 19 janvier 1939. Épouse à Bavay le 2 mai 1887 Élise Thomassine Sohier.

1922-1931. – Louis MAILLARD

Maire du 25 juin 1922 au 4 juillet 1931.

Ouvrier mineur, marchand de beurre, boucher. Né à Hergnies le 28 février 1868, décédé à Saint-Saulve le 4 juillet 1931. Épouse à Bruay-sur-Escaut le 18 juin 1892 Adélaïde Coniaux.

Les adjoints, sous le majorat de Louis Mailliard, furent : Jules Martin, premier adjoint (1922-1931) ; Firmin Lefebvre, deuxième adjoint (1922-1929) et Henri Leveilley, deuxième adjoint (1929-1931).

En 1925, Louis Maillard veut reprendre le presbytère pour le mettre à la disposition de l’administration des postes. Pourtant dans une pétition, 676 électeurs, sur les 991 que compte la commune, avaient émis un avis contraire.

1931. – Firmin Jules MARTIN

Adjoint faisant les fonctions de maire du 4 juillet au 16 août 1931.

Chaudronnier, débitant de boissons, mécanicien, visiteur au chemin de fer d’Anzin. Né à Saint-Saulve le 25 juin 1876, décédé à Valenciennes le 11 février 1953. Épouse à Saint-Saulve le 11 mars 1899 Léonie Noul.

1931-1935. – Henri LEVEILLEY

Maire du 16 août 1931 au 19 mai 1935 et d’octobre 1939 au 29 juillet 1944.

Secrétaire des Habitations à Bon Marché. Né à Paris 19e arrondissement le 30 septembre 1878 ; décédé à Valenciennes le 9 novembre 1970. Époux de Anna Schefer.

Les adjoints, sous le premier majorat de Henri Leveilley (du 16 août 1931 au 19 mai 1935), furent : Jules Martin, premier adjoint, et Auguste Anne, deuxième adjoint.

1935-1937. – Oscar Joseph DANHIÈRE

Maire du 19 mai 1935 au 21 mars 1937.

Employé au chemin de fer. Né à Château-l’Abbaye le 5 mai 1883, décédé à Orry-la-Ville (Oise) le 11 juin 1965. Époux en 1ères noces de Irma Juliette Bouqueau et en 2èmes noces de Joséphine Laurette.

Les adjoints, sous le majorat de Oscar Danhière, furent : Émile Douchet, premier adjoint, et Victor Lachambre, deuxième adjoint.

1937-1939. – Émile-Charles DOUCHET

Maire du 21 mars 1937 à octobre 1939 et du 21 septembre 1944 au 2 novembre 1947.

Né à L’Étoile (Somme) le 31 juillet 1891, décédé à Saint-Saulve le 28 août 1962. Époux en 1ères noces de Yvonne Delhaye et en 2èmes noces de Madeleine Suzanne Germaine Betourne.

Les adjoints, sous le premier majorat d’Émile Douchet (du 21 mars 1937 à octobre 1939), furent : Joseph Lévêque, premier adjoint, et Désiré Lambour, premier adjoint supplémentaire.

1939-1945. – À nouveau la guerre et l’occupation allemande après la défaite de mai 1940.

Des hommes et des femmes de Saint-Saulve s’illustreront dans le Résistance : la famille Kölliker ou le capitaine Robert (Justin Grivon) et d’autres, les Dejardin, les Finet, les Poly ou Salmon qui hébergent les FTP (francs tireurs et partisans), et les réunions des responsables de mouvements. Il n’est pas possible ici de citer tous les héros qui ont œuvré dans la Résistance et parfois donné leur vie.

Sur le monument aux morts, 18 noms de militaires et celui de 16 déportés sont ajoutés.

1939-1941. – Henri LEVEILLEY

Président de la délégation spéciale de la commune de Saint-Saulve d’octobre 1939 au 14 septembre 1941

1941-1944. – Henri LEVEILLEY

Maire du 14 septembre 1941 au 29 juillet 1944 Adjoints : Henri Bourse et Jules Boute.

1944-1947. – Émile DOUCHET

Maire du 21 septembre 1944 au 2 novembre 1947

Les adjoints, sous le second majorat de Émile Douchet, furent d’abord le 21 septembre 1944, MM. Kölliker et Leferme, et ensuite le 20 mai 1945 Joseph Lévêque, premier adjoint, et Victor Delfosse, deuxième adjoint.

1947-1953. – Paul-Édouard DERVILLE

Maire du 2 novembre 1947 au 10 mai 1953.

Négociant. Né à Roubaix le 26 janvier 1879, décédé à Saint-Saulve le 13 décembre 1954. Époux de Berthe Marie Augustine Acremant.

Paul Derville eut comme adjoints : Octave Polle, 1er adjoint réglementaire, Victor Delfosse, 2e adjoint réglementaire, Henri Bourse, 1er adjoint supplémentaire et Fleury Poy, 2e adjoint supplémentaire.

1953-1977. – Fernand-Edmond-Désiré CAUCHIE

Maire de Saint-Saulve du 10 mai 1953 au 18 mars 1977.

Chef de service. Né à Rumegies le 18 février 1908, décédé à Ollioules (Var) le 2 mai 1981. Époux en 1ères noces de Jeanne Marie Justine Blas et en 2èmes noces de Roberte Marie Louise Wartelle.

Les adjoints, sous le majorat de Fernand Cauchie, furent : 1er adjoint réglementaire : Gabriel Laurette (1953-1965), qui décède le 23 novembre 1965 ; Max Caby (1971-1977) ; 2e adjoint réglementaire : André Quarez (1953-1959) ; René Gotte (1959-1965) ; André Lecerf (1965-1971) ; Lucien Guerre (1971-1977) ; 1er adjoint supplémentaire : Henri Lhotellerie (1953-1959) ; Roger Henry (1959-1971) ; Odette Martin (1971-1977) ; 2e adjoint supplémentaire : Paul Derville (1953-1954) ; Constant Pinchon (1959-1965) ; Max Caby (1965-1971) ; Fernand Bertrand (1971-1977).

1977. – Cécile GALLEZ-KRAMER

Maire de Saint-Saulve depuis le 18 mars 1977.

Pharmacien. Conseiller municipal de Saint-Saulve (1971-1977). Maire de Saint-Saulve depuis 1977. Présidente de la Communauté de Communes de la Vallée de l’Escaut (1993-2000). Conseiller général du Nord (1994-2003). Vice-présidente de la Communauté d’Agglomération Valenciennes-Métropole depuis le 1er janvier 2001. Député à l’Assemblée Nationale, 21e circonscription du Nord, depuis le 19 juillet 2002. Née à Raismes le 16 mai 1936. Épouse de Gérard Gallez. Le 18 mars 1977, les 23 membres du Conseil Municipal de la Commune de Saint-Saulve, proclamés par le bureau électoral à la suite des opérations du 13 mars, se réunissent pour procéder à l’élection du maire et des adjoints. Madame Gallez qui a obtenu 22 voix est proclamée Maire ; le même jour sont désignés : 1er adjoint réglementaire : Daniel Fourez ; 2e adjoint réglementaire : Michel Blot ; 3e adjoint réglementaire : Bernard Delattre ; 1er adjoint supplémentaire : Marc Villain ; 2e adjoint supplémentaire : Michel Leroux ; 3e adjoint supplémentaire : Marie Rose Williame.

La loi du 19 novembre 1982 modifie les dispositions applicables aux adjoints aux maires : leur nombre est fonction de la population. Il n’y a plus qu’une seule catégorie d’adjoints.

Madame Gallez est reconduite dans ses fonctions de Maire depuis 1983.

Le 13 mars 1983, les 33 conseillers municipaux9 sont installés et désignent 5 adjoints : 1er adjoint : Daniel Fourez ; 2e adjoint : Michel Blot ; 3e adjoint : Raymond Foucaut ; 4e adjoint : Jean-Marie Dubois ; 5e adjoint : Marie-Rose Williame. Le 1er septembre 1984, Raymond Foucaut, 3e adjoint, démissionne ; à la séance du conseil du 29 octobre 1984, il est remplacé par Hubert Jacquot et le même jour, on procède à l’installation d’un 6e adjoint, Jean Brouillard.

Le 19 mars 1989, sept adjoints sont proclamés : 1er adjoint : Daniel Fourez ; 2e adjoint : Michel Blot ; 3e adjoint : Jean-Marie Dubois ; 4e adjoint : Hubert Jacquot ; 5e adjoint : Jean Brouillard ; 6e adjoint : Jean-Pierre Ollivier ; 7e adjoint : Monique Delevallée.

Le 18 juin 1995, neuf adjoints sont élus : 1er adjoint : Daniel Fourez ; 2e adjoint : Michel Blot ; 3e adjoint : Jean-Marie Dubois ; 4e adjoint : Hubert Jacquot ; 5e adjoint : Jean-Pierre Ollivier ; 6e adjoint : Monique Delevallée ; 7e adjoint : Pierre-Marie Laut ; 8e adjoint : Hervé Brouillard ; 9e adjoint : Bruno Lebrun.

Le 17 mars 2001, Madame Gallez procède à l’installation de ses adjoints : 1er adjoint : Daniel Fourez ; 2e adjoint : Hubert Jacquot ; 3e adjoint : Pierre-Marie Laut ; 4e adjoint : Jean-Marie Dubois ; 5e adjoint : Hervé Brouillard ; 6e adjoint : Monique Delevallée ; 7e adjoint : Bruno Lebrun ; 8e adjoint : Jean-Pierre Ollivier ; 9e adjoint : Joseline Delattre.

9. Leur nombre n’a plus varié depuis.

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Coeurs d'artichaut
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Chanteneige

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Lundi 20 novembre

Saucisson à l'ail

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Fruit

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Steak de boeuf
Petits pois, carottes
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Fruit

Mercredi 22 novembre

Carottes râpées

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Camembert

Gâteau de semoule

Goûter

 Jeudi 23 novembre

Tomates surimi

Cordon bleu
Purée potiron

Yaourt

Vendredi 24 novembre

Coeurs de palmier
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Paupiette de
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Semoule,
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Boursin

Fruit

Lundi 27 novembre

Poulet basquaise
Riz

Camembert

Kiwi

Mardi 28 novembre

Lasagnes
Salade

Croc'lait

Fruit

Mercredi 29 novembre

Carottes râpées

Jambon
Purée arlequin

Gouda

Yaourt

Goûter

 Jeudi 30 novembre

Potage tomate
vermicelles

Saucisse Knack
Pommes de terre
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choux de Bruxelles

Rondelé nature

Fruit

Vendredi 1er décembre

Salade d'endives

Parmentier de
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Emmental en stick

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