Mairie de Saint-Saulve

146 rue Jean Jaurès
59880 Saint-Saulve
Tél : 03 27 14 84 00
Fax : 03 27 14 84 49
e-mail :
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Superficie :  1 204 ha
11 354 habitants
APE : 751 A
SIRET : 215 905 449 000 17
Code INSEE : 544
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Marché hebdomadaire :
MARDI MATIN
Av. Charles de Gaulle

Sur les afficheurs...

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Prochaine séance
du Conseil Municipal

Lundi 27/11
à 19h

en Mairie

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Marché de Noël &
Brocante

Samedi 9 &
Dimanche 10/12
de 8h à 18h
Salle des Fêtes

Org.
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Renseignements/
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(en journée)

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Kiosque & divers

Calendrier des Fêtes 2017

QUELQUES ASPECTS DE

L'INSTRUCTION PRIMAIRE AU 19e SIÈCLE

  Le premier «magister» de Saint-Saulve dont nous ayons gardé la trace, Pierre Joseph Quiévy, mourut en 1776, à l’âge de soixante-quatre ans.

  C’est Pierre Joseph Sevrez qui le remplaça, élu par l’assemblée paroissiale (après bien des péripéties que relate par le menu le dossier GG 596 des Archives Municipales de Valenciennes) contre Pierre Joseph Flament, autre prétendant «à la place de clerc cléricant de la paroisse dudit Saint-Saulve, à laquelle est unie celle de l’Épaix dit Saint-Roch, hors des murs de Valenciennes». Cette élection avait été demandée par «la plus saine partie des habitans dudit Saint-Saulve», se plaignant «de ce que les mayeur et gens de loi dudit lieu se sont ingérés de leur authorité pour, à la sollicitation de M. l’abbé de l’abbaye de ce nom, sans la moindre participation des habitans, de nommer pour clercq de leur paroisse Pierre Joseph Sevré étranger du lieu en clercq de ladite abbaye depuis deux ans...» Pierre Joseph Sevrez mourut en 1805.

  Il n’était évidemment pas question, à l’époque, d’enseignement «laïc», la communauté villageoise étant assimilée à la paroisse (de plus, sous l’Ancien Régime, le clerc paroissial était souvent aussi «coutre», autrement dit sacristain). C’était le «catéchisme» (principalement basé sur le rabâchage des prières, des «commandements de Dieu» et des «commandements de l’Église») qui était la base même de l’«instruction générale» : lecture et écriture (elles-mêmes basées en majeure partie sur la religion : l’alphabet n’était-il pas appelé «la croix de par Dieu» ?), morale, rudiments de calcul.

DEUX FIGURES DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE : LAMBERT PLUCHART ET SOEUR EULALIE

  Le clerc était souvent aussi secrétaire de mairie, tel Lambert Pluchart qui, né à Saint-Saulve en 1757, y fut instituteur plus de 50 ans, et secrétaire de mairie durant 39 ans, avant d’y mourir en 1834, âgé de 77 ans... En tant qu’instituteur, il a la charge de trois classes (une petite centaine d’élèves), et ne perçoit de la commune qu’une indemnité de logement de 100 francs par an (c’est chez lui qu’il exerce). Les parents qui en ont les moyens paient 50 centimes par enfant et par mois. Mais l’année scolaire ne dure que cinq mois, les enfants étant indisponibles pendant les travaux agricoles : l’instituteur est donc en chômage non rémunéré sept mois sur douze...

  L’Ordonnance royale du 28 février 1816 fait obligation aux municipalités de «pourvoir à l’instruction gratuite des indigents». C’est pourquoi, le 8 février 1821, le Conseil municipal de Saint-Saulve, après avoir «remarqué que la Commune payait 100 f. pour indemnité de logement pour l’instituteur et qu’il ne restait point de fonds libre pour couvrir la rétribution à payer pour les indigents», constate que les ressources du Bureau de Charité (l’ancêtre du Bureau d’Aide Sociale) «sont plus que suffisantes pour faire face à cette utile dépense, qu’un meilleur emploi de fonds ne saurait être fait» ; il en fait donc la demande audit Bureau, qui prend alors en charge la rétribution de l’instituteur pour les enfants «indigents», soit une indemnité de 100 francs par an.

  Au cours de la même séance, «considérant que les habitants les plus aisés mettent leurs enfants dans les pensionnats et Collège de Valenciennes dès qu’ils ont atteint l’âge de 12 ans environ, ce qui a fixé notre attention pour la fixation de la rétribution à payer [...] par mois par les parents. Savoir :

  • pour ceux qui apprennent à lire, écrire, premiers principes de la grammaire et le calcul, 75c.
  • à épeler le Catéchisme, 60c.
  • le tout pour les indigents, 50c.

  Le compte-rendu de la séance du 16 août de la même année laisse apparaître que 63 élèves doivent payer la rétribution, et que 60 en sont dispensés comme indigents (Saint-Saulve compte alors environ 1100 habitants).

  En 1833, le traitement annuel de l’instituteur se monte à 300 francs.

  C’est une religieuse qui fait fonction d’institutrice communale pour les filles. En 1843, il s’agit de Sœur Eulalie, qui «enseigne gratuitement vingt filles pauvres.» Le Conseil municipal de l’époque prend argument que «les élèves pauvres ne sont pas séparées des élèves payantes» et que «l’institutrice a mérité une récompense pécunière pour les soins qu’elle ne cesse de donner aux élèves» pour qu’une somme de 200 francs soit comprise «dans la distribution des fonds alloués au budget départemental en faveur des écoles de filles.» Le traitement de Sœur Eulalie est fixé, pour cette année-là, à 400 francs.

  On retiendra aussi le nom de Charles Blary, très populaire instituteur de 1868 à 1898.

UNE «BREBIS GALEUSE»

  En 1851 arrive Mademoiselle Élisa Engremy, pour l’instruction de 95 filles. Six ans plus tard, le 12 novembre 1857, le maire, François Moreau, constate avec amertume que leur nombre est tombé à 20, et que «les désertions n’ont eu d’autre cause que la négligence de l’institutrice, dont tous les parents n’ont pas osé se plaindre.

Il ajoute 1° que M. le Sous-Inspecteur des élèves des hospices de Paris, voyant la mauvaise direction de l’école, s’est vu obligé d’en retirer ses enfants ;

2° que les rapports de l’Institutrice avec M. le Curé qui l’a toujours protégée sont tendus à cause des insinuations malveillantes de Mlle Engremy contre ce digne ecclésiastique ;

3° que les rapports de l’Institutrice avec les parents laissent beaucoup à désirer.

  Cet état de choses ne peut pas durer.

  La commune n’accorde un traitement à l’Institutrice qu’afin que celle-ci prodigue tous ses soins aux enfants qui lui sont confiés.

  M. le Maire propose en conséquence au conseil de solliciter de M. le Préfet l’autorisation d’appeler une nouvelle Institutrice en remplacement de Mlle Engremy

  Le 11 février 1859, «Considérant que la demoiselle Engremy, institutrice communale de St-Saulve, est depuis deux ans avertie qu’elle ne peut jouir d’un traitement et d’une habitation gratuite à usage d’école, quand en réalité elle ne tient aucune classe et n’a pas une seule élève ;

que les dames Ursulines qui s’occupent avec zèle et à la grande satisfaction des parents d’instruire les enfants pauvres, offrent, sous la surveillance de l’autorité compétente, de remplacer l’école communale, par l’abandon à leur profit de la jouissance de la maison d’école actuelle ;

  le Conseil municipal prie M. le Maire d’informer la demoiselle Engremy qu’à partir du 21 mars prochain elle doit laisser libre la maison d’école.

  Il autorise ce magistrat à s’entendre avec les Dames Ursulines établies à St-Saulve, pour la direction de l’école communale des filles, même à leur céder la jouissance seulement de la maison d’école communale

  En conséquence, l’instruction des filles sera assurée, jusqu’à la fin du siècle, par les Ursulines. C’est en 1903 seulement que sera nommée de nouveau une institutrice laïque, Madame Carpentier.

  En 1855 sont institués «des cours d’instruction primaire pour les enfants de moins de seize ans travaillant dans les fabriques de sucre et autres manufactures de cette commune

  La municipalité, peut-être échaudée par «l’affaire Engremy», semble accorder plus de confiance aux religieux qu’aux laïcs, particulièrement sous le Second Empire (mandats de François Moreau-Finet et de Philippe Joseph Lécuyer) : en 1861, suite à la démission (on ne sait pour quelle raison) du Sieur Jouglet, instituteur communal, le maire soumet au conseil «la question de savoir s’il y a lieu de confier la direction de l’école à un instituteur laïque ou à un instituteur appartenant à une congrégation religieuse» ;  c’est seulement par mesure d’économie que le Conseil municipal «recommande la prompte nomination du Sieur Tison Clément, instituteur à Moeuvre près Cambray... qui se présente pour remplacer le Sieur Jouglet

L'ENSEIGNEMENT PRIVÉ

  On a vu que l’instruction publique des filles avait été confiée à une religieuse, mais dans le cadre de l’école communale.

  Mais, en 1828 déjà, le Conseil municipal avait constaté que «beaucoup d’enfants des deux sexes fréquentent les Écoles à Valenciennes» et que «le Pensionnat de Mlle Cathelotte est fréquenté par plusieurs élèves du sexe féminin de la commune.» Ce «pensionnat de demoiselles» fait une sérieuse concurrence à l’école communale : il est mentionné dans l’Almanach de Valenciennes, de 1830 à 1839, avec un effectif de 25 à 32 élèves !

  Aux écoles publiques et à ce pensionnat, il faut ajouter deux établissements tenus par des religieuses.

  Deux sœurs de Sainte-Thérèse «remplissent les fonctions d’institutrices communales... l’une de ces sœurs dirige les plus grandes filles, l’autre tient les plus petites et forme une salle d’asile [classe maternelle] ... elles ont constamment les enfants sous les yeux et elles les conduisent aux offices

  En 1845, les Ursulines de Valenciennes ouvrent leur «pensionnat», construit à l’emplacement de l’ancienne abbaye. Le Conseil municipal considère «que cet établissement ne peut être qu’utile à la commune, attendu que la Dame supérieure promet de faire instruire gratuitement les filles pauvres de la commune.» Cependant, il demande à l’archevêque de Cambrai le maintien des sœurs de Sainte-Thérèse à Saint-Saulve, car «les Dames Ursulines... étant cloîtrées, il est évident qu’elles ne pourront donner aux enfants une surveillance aussi assidue1

  En 1861, Édouard et Mélanie Hamoir fondent l’Asile Saint-Abel, où trois sœurs de Saint-Vincent-de-Paul accueillent les enfants de 2 à 7 ans, et une quatrième les jeunes filles dans un «ouvroir».2

1. Voir le chap. Les Ursulines.

2. Voir le chap. Saint-Saulve au 19e siècle.

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