Mairie de Saint-Saulve

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59880 Saint-Saulve
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Superficie :  1 204 ha
11 354 habitants
APE : 751 A
SIRET : 215 905 449 000 17
Code INSEE : 544
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Marché hebdomadaire :
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Dimanche 4 juin dès 15h Super Loto

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Super Loto

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Inscriptions dès à présent

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Calendrier des Fêtes 2017

L'INVENTAIRE DES BIENS DE L'ABBAYE

ET LA VENTE DE SES TERRES

LES INVENTAIRES DE 1790 ET 1791 

  Aux Archives Départementales du Nord se trouve, sous la cote 1Q650, le procès-verbal de l’inventaire de l’abbaye de Saint-Saulve, effectué les 5 et 6 juillet 1791 par Claude Emmanuel Joseph Delbauve et Joseph Desespringalle, sur l’ordre du Directoire du District de Valenciennes. À la Bibliothèque Municipale de Valenciennes (fonds Serbat, dossier 54) existe aussi un autre Inventaire du mobilier, malheureusement non daté, et dont les auteurs ne sont pas nommés, mais qui pourrait être celui qui a été fait par la Municipalité de Saint-Saulve le 4 mai 1790 (comme nous le verrons, il est fait allusion, dans le texte des Archives Départementales, à un inventaire fait à cette date). Ces deux inventaires ne permettent pas de restituer la configuration des bâtiments ; cependant, ils donnent des renseignements intéressants sur le bâtiment et son mobilier. L’inventaire de 1791 est précis sur de nombreux points, et c’est lui que nous suivrons ici, en indiquant au passage les remarques particulières trouvées dans l’autre document.

  Au petit matin du 5 juillet 1791, Claude Emmanuel Joseph Delbauve et Joseph Desespringalle, administrateurs du District de Valenciennes, se rendent à l’abbaye en compagnie de Thomas Dhaussy, Nicolas Mercier et Pierre Antoine Poëte, respectivement maire, officier municipal et procureur de la commune. Si Poëte nous est inconnu (ce nom n’est pas mentionné dans les registres d’imposition de 1789), Thomas Dhaussy est, à l’aube de la Révolution, un important exploitant agricole, qui cultive 139,5 mencaudées de terre (32 hectares), et Nicolas Mercier est un petit agriculteur ne cultivant que 9,5 mencaudées (2,2 hectares).

  L’inventaire commence par un constat : aucun religieux ne se trouve dans l’abbaye. Ensuite vient la description des lieux. On commence par le «quartier des étrangers», composé de deux pièces en rez-de-chaussée et trois à l’étage, garnies chacune de quelques meubles (chaises, tables, lits dans leurs alcôves avec matelas, traversins, oreillers et couvertures).

  Le travail du premier jour s’arrête là, et l’inventaire reprend le lendemain dans le «quartier de l’abbé». Il comprend trois chambres en bas, et plusieurs à l’étage. La première chambre du rez-de-chaussée est une salle à manger où se trouvent une pendule et sa caisse, un grand buffet à quatre portes contenant de l’argenterie, des nappes, des serviettes et des draps ; on y remarque aussi quinze tableaux et une dizaine de chaises. Dans l’office attenant à cette pièce se trouvent casseroles, marmites en cuivre, assiettes et plats d’étain et de faïence. Les deux pièces voisines sont des salons, garnis de canapés, fauteuils et chaises tapissés ; l’une de ces pièces est décorée d’une tapisserie de haute lisse et de deux tableaux, l’autre d’un lustre en bois doré, de huit tableaux et d’un miroir. L’étage du quartier abbatial comprend plusieurs chambres meublées de quelques tables et chaises ; l’une d’elles, tapissée de panne de velours, est aussi décorée de quatorze tableaux et d’un lustre en bois doré ; dans la seconde chambre se trouve «la crosse du cy-devant abbé en cuivre doré dans une caisse... En remontant sur la cour du cloître il y a un petit autel avec ses ornements en bois doré». La bibliothèque, contiguë à cet appartement, comprend «des livres en assez bon état» ; les commissaires décident de s’occuper «en un temps plus opportun » du catalogue de ces livres ; mais l’inventaire du fonds Serbat précise qu’il y avait 332 livres in-folio, dont 4 anciens manuscrits de parchemin traitant des œuvres de saint Grégoire, 172 in-quarto, 842 in-douze et «plusieurs vieux livres». Une note ajoute que la bibliothèque fut pillée autrefois par «les gueux des Huguenots». Cette pièce, où se trouvent aussi les archives, est décorée de «quelques tableaux qui nous ont paru être de quelque valeur» ; ce sont les seuls qui méritent une telle remarque, ce qui laisse supposer que, pour les visiteurs, les autres tableaux n’avaient guère d’intérêt.

  L’inventaire continue par la visite des deux chambres de l’infirmerie, modestement meublées : dans l’une, le lit a «une mauvaise paillasse», l’autre a «de mauvais rideaux». Dans ce quartier se trouve aussi un petit autel en bois sculpté.

  De l’infirmerie, la commission se dirige vers le «quartier des étrangers venant pour les religieux» ; peut-être pouvons-nous supposer que le premier quartier des étrangers mentionné plus haut accueillait des visiteurs plus importants, venant rencontrer l’abbé lui-même. Le second quartier des étrangers comprend six chambres, dont les «mauvais meubles» ont été rassemblés dans une seule pièce.

  À chaque fois que la commission sort d’une pièce, la porte en est scellée. C’est ainsi qu’est mentionnée la pose de scellés sur «la porte qui conduit du dortoir au clocher» ; ce dortoir n’est pas décrit.

  La visite se continue dans la basse-cour, où se trouvent deux chevaux et une voiture. L’inventaire conservé à Valenciennes mentionne qu’il s’y trouve «trois charrues, quatre chariots pour la culture des terres qu’elle [l’abbaye] exploite, les chevaux nécessaires, vaches, moutons et cochons pour la consommation de l’abbaye.» Ces mentions supposent qu’en mai 1790 l’abbaye est encore occupée, et les moines actifs, ce qui n’est plus le cas en juillet 1791 : le texte de la Bibliothèque de Valenciennes serait donc antérieur à celui des Archives Départementales. C’est ensuite l’inspection de la brasserie, où sont installés une cuve, deux chaudières et tous les autres ustensiles nécessaires à cet usage. De là, les visiteurs passent au réfectoire «entouré d’une boiserie», où ils trouvent une grande table de chêne, douze chaises et six tableaux.

  Vient ensuite la visite de l’église abbatiale : l’inventaire de Valenciennes mentionne «trois confessionnaux, une chaire de vérité, trois moyennes cloches, un orgue, une horloge et un petit carillon» ; le texte de Lille ne parle que de quatre chapelles et d’un maître-autel. Cette église est garnie de six chandeliers en bois avec une plaque argentée d’un côté, de quatre tableaux et de «tous les autres effets relatifs au culte divin et repris dans l’inventaire déjà établi par la municipalité le quatre mai 1790.» (C’est de là que nous avons pu dater l’inventaire du fonds Serbat).

  L’inventaire se termine à la cave, où l’on ne trouve qu’«un tonneau vide et un rempli de vinaigre». Après avoir confié la garde des bâtiments à Étienne Bar, Nicolas Dautière et Quentin Buffé, Delbauve et Desespringalle demandent aux responsables de la commune d’envoyer quelqu’un tous les jours à l’abbaye, pour vérifier si tout est bien tel qu’ils l’ont constaté. Sur la remarque du danger où se trouverait l’argenterie, Delbauve la fait transporter chez lui, enveloppée dans une nappe et une serviette enlevées dans l’armoire où se trouvaient tous ces objets. À propos de cette argenterie, le texte de Valenciennes note que «plusieurs pièces d’argenterie tant de l’église que de la maison ont été données en 1760 à la Monnaie par ordre du roi. » Les officiers municipaux réclament alors la châsse et le buste de saint Saulve qui, expliquent-ils, proviennent de dons des fidèles et appartiennent à la Confrérie de Saint-Saulve, et non à l’abbaye. Les enquêteurs répondent qu’il faudra adresser cette demande à l’administration.

  Des mentions marginales indiquent que tous les objets répertoriés ont été remis et déposés au Directoire du District le 4 août 1791, sauf le matériel de la brasserie, qui a été vendu sur place le 27 septembre et les jours suivants.

  Ce procès-verbal est suivi d’un autre, daté du 28 septembre. Ce jour-là, Delbauve et Desespringalle, toujours accompagnés des officiers municipaux, constatent que l’abbaye a été vidée. Puis ils se rendent à la sacristie de l’église abbatiale, dont ils font extraire, pour les conduire au Directoire, les objets suivants, qui n’avaient pas été répertoriés dans le précédent procès-verbal :

  • 22 chapes de différentes couleurs et 11 aubes ;1
  • 14 chasubles, leurs étoles et manipules, ainsi que les voiles ;
  • 19 tuniques, leurs étoles et manipules ;
  • une remontrance en argent vermeil, entourée d’un côté de branches et grappes de raisin et de l’autre d’épis de blé en argent, et garnie de girandoles en pierre commune ;
  • une croix et son piètement en argent, le christ et garniture en cuivre doré ;
  • 2 bâtons de chantre en argent ;
  • 2 calices en argent et vermeil avec leurs patènes et cuillères ;
  • un ciboire en vermeil ;
  • un encensoir, navette et cuillère en argent ;
  • un grand plat avec son aiguière en argent ;
  • 2 chandeliers de cuivre argenté ;
  • 6 chandeliers argentés sur bois (laissés sur place, car ne valant pas la peine d’un transport) ;
  • 8 chandeliers de cuivre ;
  • 2 christs de cuivre et un pupitre ;
  • 3 paires de burettes et leurs plats d’étain.

  La commission laisse en place toutes les boiseries de l’église et de la sacristie, de même que le tabernacle, les tableaux et deux tables de marbre. Elle a aussi l’intention d’y laisser «les deux bustes plaqués en argent représentant saint Saulve et saint Martin, ainsi que la châsse de saint Saulve et saint Super» ; mais les officiers municipaux demandent aux commissaires de faire transporter ces objets au Directoire dès le lendemain.

  Il ne se dégage pas de l’inventaire de juillet une impression de très grande richesse, en dehors du mobilier trouvé dans le logis abbatial. L’inventaire de septembre montre que l’église abbatiale recèle de nombreux vêtements liturgiques et des objets cultuels de valeur, dont nous avons malheureusement perdu la trace.

  L’attitude des représentants du village semble beaucoup moins respectueuse à l’égard des reliques lors du second inventaire, puisqu’ils demandent alors de transporter à Valenciennes, avec tout ce qui doit être vendu, les reliquaires qu’ils voulaient conserver quelques semaines plus tôt. Peut-on parler d’une attitude devenue plus hostile à la religion de la part de ces autorités ?

  À la même époque, sans doute, l’église paroissiale a aussi été dépouillée de nombreux objets, car le curé Carondelet demande, par lettre adressée au District (conservée aux Archives Départementales), de lui attribuer pour son église «six petits chandeliers de bois doré déposés dans la chapelle du District», en remplacement des chandeliers de cuivre qui avaient été confisqués. Cette lettre n’est pas datée, mais il y est mentionné en marge que le Directoire a répondu favorablement le 4 avril 1792. En janvier de cette même année, il avait été accordé à l’église de Saint-Saulve plusieurs vêtements liturgiques provenant de maisons religieuses de Valenciennes (texte aux Archives Départementales) :

  • une chasuble noire provenant des Chartreux ;
  • un ornement rouge des Carmes déchaussés ;
  • une chasuble blanche et un ornement blanc complet de Saint-Jean ;
  • deux chapes blanches, deux chapes rouges pour les chantres et une douzaine d’aubes de provenance non précisée.

  Dans son Survol de l’Histoire de Saint-Saulve, le chanoine Platelle dit que le dernier curé de l’Ancien Régime, de 1770 à 1792, fut Jean-Baptiste Sené, qui refusa la constitution civile du clergé. Monsieur Carondelet, son remplaçant d’après les textes étudiés ici, est sans doute le cordelier, ancien chapelain de la citadelle de Valenciennes, curé jureur, que l’abbé Boulé mentionne dans son répertoire des membres de la Société des Amis de la Constitution (texte inédit aux Archives Municipales de Valenciennes).

1. Tout lecteur n’étant pas censé avoir été enfant de chœur, nous donnons ci-après la     signification des noms des principaux objets, vêtements et ornements du culte catholique :Aube : vêtement blanc porté par le prêtre pour la célébration de la messe. - Burettes : petits vases allant par paire, contenant l’un de l’eau, l’autre du vin. - Calice : vase sacré où le prêtre     consacre le vin de l’eucharistie. - Châsse (ou reliquaire) : coffre où sont conservées les reliques (corps, fragment du corps d’un saint, vêtement, objet ayant été à son usage ou ayant servi à son supplice). - Chasuble : vêtement ample en tissu épais, souvent brodé, que le prêtre revêt par-dessus l’aube et l’étole pour célébrer la messe. - Ciboire : vase sacré en forme de coupe, à     couvercle, contenant les hosties consacrées pour la communion. - Étole : bande de tissu que le prêtre porte au cou dans certaines fonctions liturgiques. - Manipule : bande d’étoffe que le prêtre porte à l’avant-bras gauche pour célébrer la messe. - Navette : petit vase où l’on met l’encens à brûler durant les offices. - Ornements liturgiques : vêtements et insignes prescrits pour la célébration des offices et les cérémonies des sacrements. Ces ornements sont de couleurs différentes : vert pour les jours ordinaires ; violet pour les temps de pénitence (Carême et Avent) ; rouge pour la Pentecôte et pour la fête d’un martyr ; blanc (le rose en étant la variante luxueuse) pour Pâques ; noir pour les funérailles. - Patène : vase sacré en forme d’assiette, destiné à couvrir le calice et à recevoir l’hostie consacrée pendant la messe. - Remontrance (ou monstrance, ou ostensoir) : pièce d’orfèvrerie, souvent en or, argent ou vermeil, où l’hostie consacrée est exposée à l’adoration des fidèles. - Tunique : vêtement porté sur l’aube par le sous-diacre (premier échelon de la hiérarchie ecclésiastique) ; - vêtement de soie porté sous la chasuble ou la chape par certains prélats, pour les cérémonies solennelles. - Voile : carré de  tissu recouvrant le calice pour la célébration de l’eucharistie. - Voile huméral : sorte d’écharpe large couvrant les épaules et les mains du prêtre lorsqu’il présente l’ostensoir.

LA VENTE DES TERRES DE L'ABBAYE

  Les Archives Municipales de Valenciennes conservent, dans le dossier M31, la relation de l’adjudication faite le 3 janvier 1792 devant le Directoire de Valenciennes, en présence de Thomas Dhaussy et Joseph Ruolt, commissaires de Saint-Saulve. Il s’agit de la vente de «domaines nationaux appartenant ci-devant à l’abbaye de Saint-Saulve».

  Nous avons déjà fait la connaissance de Thomas Dhaussy à propos de l’inventaire des bâtiments de l’abbaye. Nous découvrons ici un nouveau membre de l’administration municipale, Joseph Ruolt, connu par les registres d’imposition de 1789 comme petit exploitant, locataire de 2 mencaudées de jardin. Cette vente concerne 286 mencaudées de terre, représentant 63% des 452 mencaudées que possédait l’abbaye à la veille de la Révolution. Sans doute s’agit-il de terres que les moines exploitaient directement, ce qu’ils faisaient sur 393 mencaudées.

  Les terres à vendre sont réparties en 13 lots de dimensions très variées. Un lot de 36 mencaudées de terre n’est pas vendu. L’achat le plus important est réalisé par Pierre-Joseph Dayez, qui était en 1789 locataire à Saint-Saulve de l’importante cense du Béguinage de Valenciennes. Il achète un lot de 125 mencaudées, et un autre de 4 mencaudées. Le maire, Thomas Dhaussy, achète 3 mencaudées de terre.

  Jean-Baptiste Poirette en achète 2,7. Il y avait dans le village deux personnes portant ce nom : le père, exploitant de 5,5 mencaudées de prairies, dont 4 en location, et le fils, exploitant locataire de 12 mencaudées de prairies et de terre. Pierre-Joseph Theillier achète 7 mencaudées de terre. Est-il le fils et successeur de la veuve Pierre Theillier, qui était en 1789 à la tête d’une ferme de 171 mencaudées ? Toussaint Douai achète 9 mencaudées de terres. Cet homme - qui ne sait pas signer, précise l’acte de vente - était en 1789 le petit exploitant propriétaire de 2,5 mencaudées. Monsieur de Chassignol, qui possédait à Saint-Saulve, avant la Révolution, une maison et 6 mencaudées de jardin, se rend acquéreur de 9 mencaudées de terre.  Des achats sont effectués par des étrangers au village : Nicolas Baudrin, de Raismes, achète 22 mencaudées de terre. Cet homme, qui ne sait pas signer, pourrait être, d’après les registres de catholicité, le fils d’un bûcheron né à Raismes en 1744. Il fait ici un achat assez important, qui indique une disponibilité financière déjà considérable. Le maire de Valenciennes achète 11 mencaudées de terre. Il s’agit de Jean-Claude Alexis Perdrix, fils d’un négociant, né à Valenciennes en 1757 ; il est avocat, et sa carrière politique est importante : échevin avant la Révolution, il est en 1789 député aux États Généraux, puis à la Constituante jusqu’en 1791, et c’est en novembre de cette année qu’il succède à son frère Adrien comme maire de Valenciennes, «témoignant d’un infléchissement vers des positions révolutionnaires plus marquées (Histoire de Valenciennes, sous la direction de Henri Platelle, p. 169). Il fut aussi un membre actif de la Société valenciennoise des Amis de la Constitution. Il est mort à Trith en 1812. L’abbé Boulé, toujours très hostile aux révolutionnaires, signale que cet homme, «surnommé Petit Perdreau, fut un grand agioteur, grand acquéreur de biens nationaux, zélé destructeur des églises supprimées, principal auteur de leur démolition, personnage dur, bavard, l’objet du mépris et de la haine de tous les honnêtes gens de la ville.» D’autres Valenciennois achètent des terres : Norbert Goffart, dit le Cadet, achète 53 mencaudées. Né à Valenciennes en 1742, il s’y est marié en 1769 avec une Deladerrière. Ce mulquinier et courtier, membre des Amis de la Constitution, officier de la Garde Nationale, est qualifié par l’abbé Boulé de «grand agioteur et acquéreur de biens nationaux, zélé patriote.» Constant de Baralle achète 53 mencaudées de prairies à la Rougeville, soit la presque totalité des prairies exploitées par les moines en 1789. C’est un amidonnier, né à Valenciennes en 1754, et mort à Armentières en 1839. L’abbé Boulé dit que cet autre membre des Amis de la Constitution fut «volontaire de la Garde Nationale, grand agioteur et zélé patriote, emprisonné à la fin de janvier 1792 comme falsificateur en chef d’assignats de cinq livres, et élargi vers le huit avril de la même année et renvoyé avec décharge par le tribunal du District au mécontentement du peuple.» Baralle émigra en fructidor An II, à la fin de l’occupation autrichienne, et quelques jours avant la reprise de Valenciennes par les troupes de la République. Ce négociant fit fortune sous l’Empire comme fournisseur aux armées, et fut ruiné par la Restauration. Il avait épousé Albertine Quarrez, qui lui donna dix-huit enfants.

  Le dernier acheteur valenciennois est Aimé Gelé, pour trois mencaudées de terre. Il pourrait s’agir de ce Louis Aimé Gelé, blanchisseur, qui avait épousé en 1788, à l’âge de vingt ans et demi, Julie-Josèphe Liermain, fileuse, de Saint-Amand.

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