Mairie de Saint-Saulve

146 rue Jean Jaurès
59880 Saint-Saulve
Tél : 03 27 14 84 00
Fax : 03 27 14 84 49
e-mail :
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Superficie :  1 204 ha
11 354 habitants
APE : 751 A
SIRET : 215 905 449 000 17
Code INSEE : 544
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Marché hebdomadaire :
MARDI MATIN
Av. Charles de Gaulle

Sur les afficheurs...

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Concert de
l'Harmonie
Municipale

Samedi 1/04
à 20h

Église de
Vieux-Condé

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Loto

Dimanche 2/04
à partir de 15h

Salle des Fêtes

Org.
"Les Copains d'abord"

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à 19h

en Mairie

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Loto

Dimanche 16/04
à partir de 15h

Salle des Fêtes

Org.
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Kiosque & divers

Calendrier des Fêtes 2017

LA VIE RURALE SOUS L'ANCIEN RÉGIME

   Pour la période que les historiens appellent «les Temps Modernes», nous possédons quelques documents qui permettent de connaître le village et ses activités de façon discontinue, mais particulièrement intéressante. La plus ancienne illustration concerne les premières années du 17e siècle, et se trouve dans l’Album de Croÿ relatif à la Prévôté de Valenciennes1 : sur cette vue prise du sud, on voit au premier plan un cavalier se dirigeant vers Marly, et à gauche, un four à chaux ; au-delà de quelques moutons paissant dans une prairie, la route venant de Valenciennes traverse le village de gauche à droite. Cette route est bordée de quelques maisons assez importantes, puis, à l’arrière-plan, c’est le reste du village blotti dans la verdure auprès de l’abbaye que l’on aperçoit à droite.

 SAINT-SAULVE À LA FIN DU 17e SIECLE

  En 1678, au traité de Nimègue, le Valenciennois passe sous l’autorité de Louis XIV. Plusieurs dénombrements sont alors réalisés sur l’ordre du roi, conformément aux indications données par Sébastien Le Prestre, Maréchal de Vauban, dans sa Méthode générale et facile pour faire le dénombrement des peuples. Ces recensements font alors le relevé, dans les villes et villages étudiés, rue par rue, maison par maison, de tous les habitants («hommes, femmes, grands garçons, grandes filles, petits garçons, petites filles, valets et servantes»). Figurent aussi dans ces registres la profession du «chef de feu», les charrues, bêtes à cornes et moutons appartenant à chaque foyer. L’Association Généalogique Flandre-Hainaut a entrepris la publication de ces registres particulièrement importants pour l’histoire de la région. Après la publication du recensement de 1680, dont le manuscrit est à la Bibliothèque Municipale de Valenciennes, vient ainsi de paraître, en 2002, le Dénombrement du Gouvernement de Valenciennes en 1686-1688. Il est répertorié sous la cote Ms. 364 à la Bibliothèque de l’Institut de France.

  Le registre manuscrit du recensement réalisé en 1699 est à la Bibliothèque Municipale de Valenciennes et, dans le cadre de mon enseignement en Histoire, j’ai étudié, avec une classe du Collège Lavoisier, les trois pages de ce dénombrement relatives au village de Saint-Saulve. Je reprends ici ce travail, en y apportant quelques compléments.

 Saint-Saulve, un village de la banlieue de Valenciennes

  Dans l’administration du Valenciennois à la fin du 17e siècle, Saint-Saulve fait partie de la «banlieue nouvelle», avec Anzin, Marly et La Briquette, petit hameau qui sera plus tard rattaché à Valenciennes. Saint-Saulve est le plus important de ces villages par l’étendue de ses terres cultivables (567 bonniers en 1699, soit 623 hectares, car un bonnier vaut 1,1 hectare) et sa population (363 habitants en 1699, alors qu’Anzin en compte 221 et Marly 126)2. En 1699, les habitations de Saint-Saulve se regroupent le long de trois chemins :

  • «le grand chemin de Valenciennes à Mons», où l’on ne voit que six maisons (sans compter les deux maisons du «faubourg de Mons», à l’entrée de Valenciennes), alors que, depuis le 20e siècle, l’avenue Jean Jaurès est devenue l’axe vital de la cité ;
  • «le chemin d’Embas venant de la ville», bordé de cinquante-huit maisons. C’est alors l’artère principale de la commune (son tracé correspond à celui de la rue Barbusse actuelle et d’une partie de la rue Henri Durre) ;
  • le chemin allant à Vicq», bordé de sept habitations seulement (ce chemin suit sans doute le   tracé de la rue du Bas-Marais).

  Des sentiers joignent entre eux ces chemins (chemin du Gros Bâton...). Tout ce quartier, compris entre la Route Nationale et le Vieil Escaut, reste de nos jours «le vieux Saint-Saulve», qui se différencie nettement, par ses maisons plus anciennes, des quartiers plus récemment urbanisés, de l’autre côté de la rue Jean Jaurès. C’est là aussi que se trouvaient la petite église paroissiale (à l’emplacement actuel de l’Espace Athéna) et les imposants bâtiments de l’abbaye (actuellement collège Notre-Dame et propriété des Ursulines).

La population du village

  Tandis qu’en 1688 l’abbaye comprenait treize religieux, dix ans plus tard, elle comprend huit moines, sous l’autorité de l’abbé, dont il est dit qu’il est noble, mais dont le nom n’est pas indiqué (il s’agit de Dom Jacques Tordreau, abbé de 1670 à 1702). Les bâtiments abbatiaux abritent aussi dix domestiques et deux servantes. Le curé, Louis Méry (ou Mérye), est installé au milieu de ses fidèles, dans le presbytère construit en 1684, situé «rue d’Embas», non loin de l’église. Il vit là en compagnie d’un jeune neveu et d’une servante.

  En 1688, la population laïque comprend 285 personnes, dont 145 du sexe féminin, soit un peu plus de 50% de l’ensemble, proportion que l’on retrouve dix ans plus tard, où «femmes, grandes et petites filles, servantes » sont au nombre de 180 sur 353. Les jeunes sont nombreux lors des deux dénombrements, où «petits garçons» et «petites filles» (n’ayant pas encore fait leur communion solennelle, donc âgés de moins de quatorze ans) forment un peu plus du tiers des villageois. Il est impossible de dénombrer les jeunes ayant une vingtaine d’années, car les colonnes concernant les «grands garçons» et les «grandes filles» regroupent tous les célibataires, quel que soit leur âge, restés chez leurs parents. Dans les dernières années du 17e siècle, l’ensemble de cette population laïque se répartit en 68 foyers, dont 7 sont dirigés par des veuves. Les foyers sans enfant sont au nombre de 9 ; 26 ont un ou deux enfants ; 22 familles comprennent trois ou quatre enfants ; une dizaine ont cinq enfants ou plus, la plus nombreuse en ayant neuf.

  Ne disposant pas, pour cette période, de registres de baptêmes, mariages et sépultures, nous ne pouvons faire que des suppositions sur la natalité et la mortalité. Peut-être pouvons-nous rapprocher le grand nombre de foyers sans enfant, ou n’ayant qu’un ou deux enfants (51% des familles) de ce que nous savons de l’importante mortalité infantile de l’époque ; mortalité souvent accrue, sans doute, par la misère : nous constatons que sur les 11 familles d’au moins cinq enfants, six sont des familles d’agriculteurs aisés, ayant la possibilité de mieux se nourrir.

 Les activités des villageois

  Il n’est pas fait mention de l’activité du four à chaux que l’on voyait dans l’Album de Croÿ, mais, dans un registre d’imposition du Dixième pour l’année 1749, le revenu d’un four à chaux sera estimé à 250 livres. Le village ne possède pas de moulin à la fin du 18e siècle, ce qui fera l’objet d’une réclamation dans le Cahier de doléances de 1789. Peut-être va-t-on faire moudre son grain à Marly, où l’abbaye de Saint-Saulve est propriétaire du moulin de Saint-Pierre. Le registre de 1749 estimera à 350 livres le revenu d’un moulin ; mais il s’agit d’un «tordoir» à huile, situé au Rôleur. En 1699, le long du «grand chemin de Valenciennes à Mons» sont installés trois cabaretiers (sans compter le «Marquis», au «Faubourg de Mons») et deux maréchaux-ferrants. Ces «marissiaux» se chargent de ferrer les chevaux du village, et offrent aussi leurs services aux voyageurs qui empruntent cette route importante : pendant que l’on s’occupe de leurs montures, cavaliers et rouliers peuvent se désaltérer au cabaret voisin.

  Au voisinage de l’Escaut vivent trois pêcheurs et un «mandelier» (ou vannier), qui exploitent les ressources du fleuve et de ses rives. Les autres villageois vivent de l’agriculture, et l’on retrouve ici la diversité de la condition paysanne au 17e siècle. Vingt-sept chefs de famille sont appelés «manœuvres» ou «manouvriers». Ce terme désigne alors les ouvriers agricoles à la situation souvent précaire, car ils sont employés à la journée selon les besoins de l’exploitation qui les emploie (on les appelle alors souvent «journaliers»). Si certains ont un travail régulier, d’autres ne sont embauchés qu’au moment des grands travaux, moissons par exemple. Quelques-uns des manœuvres saint-saulviens possèdent une ou deux bêtes à cornes.

  Seize exploitations sont importantes : elles possèdent une ou deux charrues, plusieurs chevaux, plusieurs bêtes à cornes (parfois une dizaine). Quelques-unes ont aussi un important troupeau d’ovins (il y a dans le village 1150 moutons répartis entre cinq exploitations). Pour ces élevages, le village dispose de nombreuses prairies (une cinquantaine de bonniers en terre labourable ont même été «couchés en herbe» entre 1688 et 1699). L’herbe et le foin récoltés sont destinés à la nourriture des bêtes à cornes. Les terres en jachère et la vaine pâture sur les terres dépouillées de leurs récoltes permettent l’important élevage des ovins.

  Les grandes fermes emploient à temps complet un ou plusieurs «valets de charrue» ; comme l’indique leur titre, ils ont la responsabilité des charrues, outils coûteux, et le soin des animaux (bœufs ou chevaux) servant à tracter charrues et chariots. Dans ces fermes importantes, une servante vient en aide à la maîtresse de maison. Si dans le dénombrement de 1688 on utilise les mots «laboureurs», et parfois «laboureuses» pour désigner les responsables, hommes et femmes («veuves», est-il précisé) de grandes exploitations, ces termes ne sont plus utilisés en 1699, et l’on trouve alors les expressions «censiers» et «censières» pour désigner les mêmes personnes : Jeanne Roucou, veuve Jean Hatut, est appelée laboureuse en 1688 et censière en 1699. Ces censiers sont locataires de grandes fermes appartenant souvent à des communautés religieuses ou hospitalières des environs : l’Hôtel-Dieu et le Béguinage de Valenciennes possèdent à Saint-Saulve des biens très étendus depuis le Moyen Age. Malheureusement, le registre de dénombrement ne donne aucun renseignement sur le régime de la propriété en 1699.

 L’ Abbaye

  La plus grosse exploitation agricole est celle de l’abbaye, mise en valeur directement sous la direction des moines, avec un personnel permanent de dix valets, et certainement un nombre important de manœuvres au moment des grands travaux. Le nombre des valets est resté le même entre 1688 et 1699, mais il semble que l’activité agricole se soit un peu transformée, car le nombre des chevaux et celui des charrues a doublé ; l’élevage des bêtes à cornes est apparu, et le troupeau d’ovins a augmenté de 90 bêtes (il est toujours le plus important du village). En 1699, cette exploitation dispose de quatre charrues et de vingt-deux chevaux ; parmi ces chevaux, il y a ceux de l’attelage du carrosse de l’abbé, quelques montures, et une dizaine de chevaux de trait destinés aux travaux agricoles.

  Le registre ne donne aucune indication sur la superficie exploitée par l’abbaye. Mais nous savons qu’en 1761 elle exploitait directement 458 mencaudées de terres labourables (environ 100 hectares) et 92 mencaudées de prairies (environ 20 hectares) sur le territoire de Saint-Saulve. Cela représente presque 26% des terres labourables, et 9% des prairies du village. Il est vraisemblable que cette situation ait existé une soixantaine d’années auparavant. Le Chanoine Platelle nous apprend aussi que «cette mise en valeur directe ne se révélait pas très rentable, et rapportait moins que le régime du fermage l’aurait permis.»3 Le dénombrement de 1699 nous signale encore la présence dans le village de 67 cochons (ils étaient 110 en 1688...), mais sans indiquer à qui ils appartiennent.

  Sans doute y a-t-il aussi quelques poules, canards et lapins dans chaque ferme, même petite. On peut aussi supposer que beaucoup de maisons, même modestes, sont bordées d’un jardin fournissant légumes et fruits pour la consommation familiale, et peut-être même destinés parfois aux marchés valenciennois, comme cela se verra plus tard.

 

1. Albumsde Croÿ, édités par Jean-Marie DUVOCHEL, Bruxelles, Comté de Hainaut, tome IV, pp.119-120.

2. Non compris les 6 habitants du «faubourg de Mons» (cabaret «au Marquis»).

3. Henri PLATELLE, «Survol de l’Histoire de Saint-Saulve. Le saint, l’abbaye, la paroisse du VIIIe au XVIIIe siècle», Mémoires du Cercle Archéologique et Historique de Valenciennes, tome VII, 1971, p. 16.

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Au menu

Mardi 28 mars

Salade de
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Sauté de boeuf
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Mercredi 29 mars

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Salade d'endives
1/2 oeuf dur

Blanquette
de dinde
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Camembert

Fruit

Vendredi 31 mars

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Kiri

Fruit

Lundi 3 avril

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Chicons
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Mardi 4 avril

Salade de
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Cuisse de
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Fruit

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dés de mimolette

Sauté de
canard
Flageolets

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Goûter

Jeudi 6 avril

Potage tomate
vermicelles

Sauté
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Poire

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Betteraves
rouges crues

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Quinoa

Petits-suisses

Lundi 10 avril

Concombres

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Pâtes tricolores
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Mardi 11 avril

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piémontaise

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Fruit

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Sauté d'agneau
Flageolets à
la provençale

Fromage

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Jeudi 13 avril

Potage tomate
et croûtons

Blanquette
de veau et
ses légumes
(navets, poireaux,
pommes de terre
vapeur)

Cantal

Fruit

Goûter

Vendredi 14 avril

Friand au
fromage

Filet de poisson
citronné
Gratin de
courgettes

Tomme blanche

Fruit

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mozzarella

Omelette nature
Jardinière de
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pommes de terre

Crème dessert
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(chorizo, lardons,
poivrons, tomates,
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Fruit

Goûter

Jeudi 20 avril

Salade
piémontaise

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Dos de cabillaud
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Tartare

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