Mairie de Saint-Saulve

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Superficie :  1 204 ha
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APE : 751 A
SIRET : 215 905 449 000 17
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Calendrier des Fêtes 2017

 RECHERCHE ET DÉCOUVERTE DE LA HOUILLE

  Il semblerait vain aujourd’hui de vouloir dissocier l’Histoire du Hainaut de celle de la Houille. Elles sont si intimement liées depuis 270 ans qu’il est difficile de comprendre l’une sans évoquer l’autre.

LA COMPAGNIE D’ANZIN

  Tout a vraiment commencé le 24 juin 1734, lorsque les premiers morceaux de charbon furent extraits du Pavé d’Anzin. Oh ! il ne s’agissait là que d’une simple éraflure, une légère incursion de 75 mètres... Deux veines avaient été ouvertes : la Grande Droiture et la Maugré Tout. Elles ne produisaient encore que peu de charbon, mais suffisamment pour aiguiser l’appétit des hommes d’affaires. Pionniers et promoteurs ne tardèrent pas à affluer. Leurs noms ornent encore quelques-unes de nos rues : Jacques et Pierre Désandrouins, Pierre Taffin, etc... La Compagnie d’Anzin était née.

LA COMPAGNIE DE SAINT-SAULVE

  Les autorisations royales excluaient pour le moment les terrains compris entre l’Escaut et l’Hogneau. De ce fait, Saint-Saulve ne suivit que de loin la fébrile activité qui régnait «outre-Escaut» ; d’autant plus sereinement d’ailleurs que sa main-d’œuvre, traditionnellement agricole, semblait peu attirée par ce nouveau labeur, à la fois très risqué et très mal payé au début. En 1767 pourtant, tout changea. Un arrêté royal du 27 juin venait d’accorder au Sieur Laurent, alors régisseur de la Compagnie d’Anzin, la permission d’exploiter certains terrains situés dans la banlieue de Valenciennes, sur la rive droite de l’Escaut. Cette fois, Saint-Saulve se trouvait directement concerné, en même temps que Marly et La Briquette. Ladite autorisation, d’une validité de 36 ans, stipulait que son bénéficiaire devrait verser au Trésor Royal, si démuni à l’époque, une rente annuelle de 300 livres. Cette rente passerait ensuite à 2000 livres dès l’extraction de la houille. La Compagnie, désireuse de préserver son monopole, préféra cet accord onéreux à une concurrence de plus en plus entreprenante. Pourtant celle-ci ne désarmait pas, bien au contraire...

  En Octobre 1769, la Compagnie Martho, alors à ses débuts, saisissait le Conseil d’État. L’objectif avoué de l’ingénieur Hippolyte Joseph Martho était d’obtenir une sorte de copropriété pour la concession des terrains susmentionnés, arguant du fait que la Compagnie d’Anzin les laissait pour le moment inexploité, ce qui ne pouvait lui être reproché, compte tenu de la rente de 2000 livres. Plus subtil encore, le second argument du Sieur Martho visait à démontrer qu’une «saine concurrence» ne pourrait que maintenir les prix du charbon à un taux raisonnable.

  Cette joute juridique se prolongea jusqu’au 29 juin 1770, date à laquelle, par lassitude ou manœuvre, la Compagnie d’Anzin renonça subitement à ses droits sur les terrains en question. Quelques semaines plus tard, la Compagnie Martho obtenait donc légalement, et pour 30 années, la concession tant convoitée. On pouvait croire cette affaire définitivement classée.

  Et pourtant !... Au début de l’année 1771, alors que la Compagnie Martho avait déjà investi le plus gros de son capital dans les travaux préliminaires, le susnommé Sieur Laurent présenta un document qui prolongeait contre toute logique sa première autorisation. Il menaçait même d’en référer au Parlement de Flandres, pour faire valoir son bon droit. Ayant bien évidemment nié la validité de ce document, la Compagnie Martho dut aller jusqu’au Conseil d’État pour défendre ses intérêts.

1. Une toise = 6 pieds, environ 1,95 m.

  Les archives de la République n’ont gardé aucune trace exploitable de ce différend, mais le fait que la Compagnie Martho poursuivit en toute tranquillité son exploitation tend à prouver qu’elle ait eu gain de cause. Ces mêmes archives nous précisent fort heureusement les limites de la concession et les modifications qu’elles subiront en 1773. La Compagnie de Saint-Saulve exerçait son activité dans un quadrilatère allant de la Briquette à Escautpont (par la rive droite de l’Escaut), puis en ligne droite jusqu’à Crespin ; la limite longeait ensuite les terres autrichiennes jusqu’à Sebourg et, de là, rejoignait Marly et la Briquette. Ce n’est qu’en 1778 que la concession s’enrichira des terrains situés entre l’Escaut, la Selle, le Chemin de Cambrai et celui du Cateau-Cambrésis.

Les fosses Sainte-Marie et Sainte-Augustine

  Mais revenons à Saint-Saulve, où les recherches s’activent. Les travaux ont commencé dès septembre 1770 sous la direction de Christophe Mathieu, ingénieur dont la famille était alors (et pour longtemps) à la pointe des découvertes de la houille en Hainaut.

  Une première fosse, dite Sainte-Marie, avait été ouverte. Certes, on y découvrit du charbon, mais il avait fallu traverser 40 toises1 d’eau, et les dépenses engagées approchaient 400 000 livres. Il fallut encore trois ans de travail acharné pour atteindre une veine d’environ 1 mètre d’épaisseur. Une année encore pour découvrir une veine à peine plus importante (1,21 m). L’extraction «proprement» dite allait pouvoir commencer et amortir les énormes dépenses, lorsqu’un incendie dévasta l’établissement, le 18 avril 1774, réduisant en cendres ces quatre années d’efforts. Ce drame était d’autant plus regrettable que la houille extraite s’était avérée excellente, et largement supérieure à celle de la province. Les travaux reprirent pourtant l’année suivante. La chance aidant, on atteignit même une nouvelle veine. Sa faible rentabilité la fit abandonner très vite. Ce dernier coup du sort sonna le glas de la Fosse Sainte-Marie, qui fut désertée le 2 juin 1777 au profit de la Fosse Sainte-Augustine. Celle-ci avait été ouverte, sept ans auparavant, à environ 250 mètres au sud de la première, et laissée plus ou moins en attente. Malheureusement, le charbon extrait se révéla de qualité inférieure, et le 6 juillet 1778, après une année décevante, le directeur des travaux décidait l’abandon des deux fosses.

Une main-d’œuvre immigrée et expérimentée

  Cette fermeture inévitable ne semble pas perturber outre mesure la quiétude des habitants. Il est vrai que le métier de «charbonnier», comme on disait alors, comportait des risques et requérait une main-d’œuvre, sinon spécialisée, pour le moins expérimentée. Les archives communales de 1776 l’attestent : la Compagnie employait surtout des charbonniers venus des environs immédiats, comme Philippe Joseph Pamart d’Anzin, ou d’un peu plus loin, comme Jean-Baptiste Noël, d’Élouges, et Nicolas Joseph Delgusse, originaire de Blaton, ou encore Paul Sartiau, natif de Charleroi. Il n’empêche que quelques Saint-Saulviens étaient employés aux fosses de Saint-Saulve, comme les Sieurs Aliet, Jean-Baptiste Broutin et quelques autres.

Un aqueduc à 14 mètres de profondeur

  Dès lors, la Compagnie de Saint-Saulve reporta tous ses espoirs sur le site de Saint-Roch. Les forages étaient impressionnants pour l’époque (93 mètres de profondeur), la moindre avancée nécessitait un travail de Titan. L’ennemie numéro un était l’eau, qu’il fallait sans cesse pomper. Jugez plutôt : seize pompes fonctionnant en même temps, actionnées par le ballet ininterrompu des chevaux qui, malgré leur nombre (120), ne suffisaient pas à la tâche. Pour tenter de résoudre ce problème, les ingénieurs entreprirent la construction d’un aqueduc souterrain à une profondeur de 14 mètres. Celui-ci descendait du Rôleur, passait par la Fosse Sainte-Marie, et se déversait dans l’Escaut. Cet ouvrage allégea fortement le travail des mineurs, s’il n’améliora pas la qualité du charbon.

  Du moins extrayait-on enfin quelque chose... Car cela n’avait rien d’évident, si l’on se réfère aux autres tentatives effectuées alors dans le secteur, et qui se révélèrent particulièrement désastreuses. Dès le 25 octobre 1770, des foreurs intrépides s’étaient déjà heurtés à l’eau dans un sondage effectué à 300 m de l’Escaut, une avaleresse2 dite Goriau. Même mésaventure en 1775, près du moulin, où la poussée des eaux fut telle qu’il fallut évacuer deux puits en toute hâte. Cette même année, on frôla la catastrophe près de la Porte de Mons, aux abords de l’Escaut. Citons encore cette tentative au nord de la Route de Mons et l’inondation de l’avaleresse Sainte-Barbe à 57 mètres de profondeur.

  Une autre fosse s’ouvrit non loin du cimetière Saint-Roch. Les 30 mètres furent atteints sans rencontrer l’eau tant redoutée. Chacun se congratulait et reprenait espoir, lorsque la malchance frappa à nouveau. Elle avait pris, cette fois, l’apparence des officiers du Génie militaire. Ces spécialistes du terrassement estimaient en effet que les travaux entrepris jouxtaient d’un peu trop près les fortifications de Valenciennes, et ils firent le nécessaire pour interdire toute activité dans ce périmètre protégé.

La Compagnie passe l’Escaut

  Une nouvelle fosse fut alors ouverte à La Briquette. On prospecta jusqu’à 80 mètres, vers le nord (en direction d’Anzin), sans rencontrer autre chose que du calcaire bleu. Une telle accumulation d’échecs malheureux, sanctionnés par des dépenses de plus en plus lourdes, en eût conduit plus d’un à la faillite. Mais il en fallait plus à la Compagnie de Saint-Saulve pour s’y résoudre. Bien entendu, en cette année 1776, «des têtes tombèrent » au sein du Comité directeur. Mais ce ne fut fort heureusement qu’au figuré, l’époque ne s’y prêtant pas encore... Certains abandonnèrent leurs parts, d’autres les rachetèrent : simples échanges de devises, et non révolution. À nouvelle équipe, nouveaux objectifs, et l’on repartit de plus belle. De 1778 à 1784, les efforts de la Compagnie se porteront essentiellement sur les environs de Villers-Pol et Sepmeries, mais ces investigations ne seront guère couronnées de succès. Acculée, la Compagnie de Saint-Saulve passe l’Escaut. En 1780, elle demande officiellement l’autorisation d’exploiter les terrains prolongeant la concession de la Compagnie d’Anzin, alors en plein essor. Mais la perspective (plus que probable) de nouvelles contestations met fin à ce projet hasardeux. En désespoir de cause, la Compagnie opère une nouvelle tentative à Saint-Saulve : deux puits sont creusés à 500 mètres d’intervalle, au nord de l’ancienne église paroissiale. Ce que l’eau n’avait pas réussi à faire, la Révolution le fit. La presque totalité des actionnaires ayant dû émigrer, la Compagnie de Saint-Saulve ferma définitivement ses portes. Des «ci-devant» essayèrent bien de relancer l’affaire en 1791, mais l’Histoire venait de tourner une page, et la Compagnie de Saint-Saulve en fit autant.

2. Avaleresse : sorte de tranchée oblique ; fosse non utilisée.

 


BIBLIOGRAPHIE
  • E. GRAR, Histoire de la recherche, de la découverte et de l’exploitation de la houille dans le Hainaut français, dans la Flandre française et dans l’Artois, 1716-1791, Valenciennes,Prignet, 848. T.I, p. 251-260 : ‘Recherche et découverte de la houille à Saint-Saulve. 1767-1791’

 


 

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