Renseignements




Mairie de Saint-Saulve

146 rue Jean Jaurès
59880 Saint-Saulve
Tél : 03 27 14 84 00
Fax : 03 27 14 84 49
e-mail :
mairie@ville-saint-saulve.fr
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Superficie :  1 204 ha
11 354 habitants
APE : 751 A
SIRET : 215 905 449 000 17
Code INSEE : 544
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Marché hebdomadaire :
MARDI MATIN
Av. Charles de Gaulle

Sur les afficheurs...

 

LE BLASON DE L'ABBAYE ET DE LA VILLE

 

  « D’or à l’aigle de sable, mi-parti d’azur semé de fleurs de lis d’or», ce blason a été adopté par l’abbaye au 17e siècle, et repris au 19e par la commune. Mi-parti - c’est à dire coupé en deux moitiés dans le sens vertical – il résulte de la réunion de deux blasons : celui du Saint Empire, «D’or à l’aigle bicéphale de sable» (adopté par Frédéric Barberousse vers 1175-1180), et celui des rois de France, D’azur semé de fleurs de lis d’or» (depuis la fin du 12esiècle). L’aigle (le nom est féminin dans la langue héraldique) est parfois «becquée, languée, pattée et armée de gueules », c’est-à-dire représentée avec le bec, la langue, les pattes et les serres de couleur rouge. Plus rarement, elle est «nimbée de sable» (avec une auréole noire, allusion au «Saint» - Empire. La représentation de ces détails est laissée à l’appréciation du peintre d’armoiries. La disposition des deux parties du blason n’est pas anodine : la partie d’Empire est à la place d’honneur, à dextre (à gauche pour le spectateur), indiquant la supériorité de l’empereur germanique sur le roi de France. Le choix d’un tel blason par l’abbaye (peut-être à partir de son élévation au rang d’abbaye indépendante, en 1629) peut être interprété de deux manières.

 

Un blason «frontalier»...

  La situation géographique du monastère, sur la rive droite de l’Escaut, dans le diocèse de Cambrai, donc en terre impériale (Saint-Saulve n’a été rattaché définitivement à la France qu’en 1678), mais rattaché à l’abbaye de Cîteaux, en terre de France, est une première explication.

 

... ou le blason «de Charlemagne» ?

  Mais la légende de sa fondation par Charlemagne, dont le culte a pris de l’ampleur au 17e siècle, a pu motiver ce choix, à la fois symbolique et politique. «Saint Charlemagne», en tant que «fondateur» supposé, était titulaire d’un autel dans l’église abbatiale. Or, dès le 12e siècle, Charlemagne avait été doté de ce même blason «mi-parti d’Empire et de France», exprimant sa qualité de souverain à la fois germanique et «français».                         

 

Des armoiries «jumelles»

  Le Chapitre cathédral d’Aix-la-Chapelle, où l’empereur avait son palais, a conservé ces armoiries. Les abbayes voisines de Saint-Amand et de Saint-Ghislain portaient les mêmes armoiries, ce qui peut s’expliquer, pour Saint-Amand, par son implantation sur la Scarpe, qui faisait frontière entre le Saint-Empire et la France, et, pour Saint-Ghislain, par la prétendue intervention, comme à Saint-Saulve, de Charlemagne.

 

Le mystère du moine noir

  Une planche de l’Atlas publié en 1581 par Braun et Hogenberg, intitulée Nobilis Hannoniae Comitatus descriptio, «description du noble Comté de Hainaut», symbolise la structure des États de Hainaut par les blasons des villes, maisons et institutions qui les composent. On y voit un blason «D’argent au moine de sable, crossé du même», accompagné de la légende : «S. Pierre - S. Paul»1 ce qui est la titulature de l’église monastique, mais non du monastère, qui s’appelait à cette époque Prieuré de Saint-Saulve. Ce blason sera repris, en 1653, par Borrekens, avec la légende «l’Abbé de Saint-Saulve». Qu’il s’agisse du blason du monastère ou de celui de l’abbé, nous n’avons retrouvé aucune autre mention de telles armoiries pour Saint-Saulve.

 

Le lys de Charles Martel ?

  Les fameux Albums de Croÿ attribuent au prieuré de Saint-Saulve un blason «D’azur à la fleur de lys au pied nourri d’or»2. Ce blason n’apparaît que dans ce recueil. Selon une étude récente, «l’abbaye de Saint-Saulve rappelle sa fondation par Charles Martel par une fleur de lys.»3 (Il est bien évident que ni Charles Martel ni Charlemagne n’avaient d’armoiries, le blason n’apparaissant qu’au 12e siècle ; mais, dès cette époque, des blasons symboliques furent attribués aux personnages célèbres des siècles antérieurs). Les planches des Albums de Croÿ consacrées au Hainaut ayant été peintes entre 1598 et 1602, on peut penser que les armes à une seule fleur de lys furent celles du prieuré jusqu’en 1629, et que c’est cette année-là, à l’occasion de son accession au statut d’abbaye indépendante, que fut adopté le blason mi-parti.

 

Enregistrement des armes de l’abbaye

  C’est le 19 février 1700 que les armoiries de l’abbaye furent reçues par les commissaires généraux chargés de l’enregistrement à l’Armorial général de France. Une médaille à l’effigie de saint Saulve montre ce blason mi-parti, et porte le millésime 1681 : c’est la plus ancienne représentation connue des armes de l’abbaye. On les retrouve, seules ou associées à celles de l’abbé, jusqu’en 1790, année de la dispersion des moines de Saint-Saulve.

 

Adoption des armoiries par la commune

  L’abbaye ayant été détruite, ses armoiries se trouvaient disponibles, et la commune de Saint-Saulve les fit siennes dans le courant du 19e siècle : probablement pas sous le Premier Empire, (où une héraldique nouvelle fut instituée, pour tomber dans l’oubli dès la chute de Napoléon), mais plus probablement dans la deuxième moitié du siècle, où, le style «troubadour» régnant, la plupart des communes se dotèrent d’armoiries, soit en reprenant celles du seigneur du lieu (ou, comme ici, de l’abbaye), soit en en créant de nouvelles. La plus ancienne utilisation officielle connue de ces armoiries ne remonte qu’au 30 juin 1895, à l’occasion de l’inauguration du monument à la gloire de la Duchesnois.

 

  • 1. Reproduit dans Théodore LEURIDAN, Armorial des communes du Nord.
  • 2. Reproduit dans les Albums de Croÿ, éd. du Crédit Communal, t. IV, pl. 40, 41. - L’expression «au pied nourri» désigne une fleur de lys dont le pied est comme coupé.
  • 3. Christine VAN DEN BERGHEN-PANTENS, «L’apport des Albums de Croÿ à l’histoire institutionnelle», dans Albums de Croÿ, tome XXVI, Recueil d’études, pp. 165-188.

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